Trois-Rivières veut attirer plus d'immigrants

IDE Trois-Rivières prend le leadership de la Table... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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IDE Trois-Rivières prend le leadership de la Table d'immigration de Trois-Rivières et vient de créer un plateau de travail. Sur notre photo, on reconnaît, Ivan Suaza, du SANA Trois-Rivières, André Bertrand, commissaire industriel de IDE Trois-Rivières, et Jérôme Marsais, de Stratégie Carrière.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La chose est passée un peu inaperçue mais, en octobre dernier, Innovation et Développement économique Trois-Rivières (IDE) acceptait, à l'invitation du directeur régional du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI)) de prendre le leadership de la Table locale d'immigration gérée jusque là par le MIDI, compte tenu de la fermeture annoncée de ses bureaux en région, le 31 mars 2015.

Une décision bien reçue par les membres de la Table et qui a donné lieu à la création d'un plateau de travail visant à stimuler les actions novatrices en matière d'immigration. Car ce n'est pas tout d'accueillir des immigrants, il faut savoir les garder en région. Les membres de ce plateau de travail ont rencontré Le Nouvelliste, dont Ludovic Wilmet, de l'Office municipal d'habitation, Yvan Suaza, directeur général du Service d'Accueil des nouveaux arrivants (SANA), Jérôme Marsais, de Stratégie Carrière, ainsi qu'André Bertrand, commissaire industriel d'IDE Trois-Rivières.

Ces derniers tenaient en ces temps d'austérité à passer le message suivant: les services d'accueil aux immigrants sont toujours présents et sont là pour rester. De fausses impressions ont pu se créer à l'étranger (où on lit les journaux québécois), à la suite de reportages récents relatant des coupes dans des organismes communautaires et on tenait à remettre les pendules à l'heure, précise Ivan Suaza.

Le SANA en particulier, tient à réitérer qu'il est responsable depuis 43 ans de l'accueil, l'installation et l'intégration des personnes immigrantes dans la ville de Trois-Rivières. C'est aussi vers cet organisme que le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles réfère les personnes réfugiées et les demandeurs d'asile. Le SANA agit comme organisme de référence entre les nouveaux arrivants et les ressources du milieu. Il est présent à une dizaine de tables locales, régionales et provinciales tous concernées par l'accueil et l'intégration des nouveaux arrivants.

«Ici nous sommes au courant des lois et de leurs changements, note Maude Fontaine, intervenante accueil installation au SANA, véritable spécialiste des formulaires en tout genre. Et elles changent souvent.»

Jérôme Marsais, de Stratégie Carrière, tient le même discours. Il s'agit d'un organisme dont la mission première est de favoriser l'intégration socioprofessionnelle des individus en les aidant à effectuer des choix professionnels éclairés et à développer leur employabilité, tout en les mettant en relation avec le marché du travail. Un incontournable pour les nouveaux arrivants.

Rappelons qu'en juin 2014, Trois-Rivières adoptait sa Politique d'accueil, d'intégration et de rétention socioéconomique des nouveaux arrivants: des immigrants économiques, des investisseurs privés étrangers, des étudiants internationaux de niveaux collégial et universitaire, des personnes réfugiées accueillies par le Canada suivant des ententes internationales et enfin, des gens parrainés ou de regroupements familiaux.

«Maintenant, avec les gens de Stratégie Carrière, le SANA et la Table en immigration, on va pouvoir travailler au plan d'action de 2015, précise André Bertrand. Déjà la semaine dernière, on a eu une réception avec des étudiants étrangers à l'hôtel de ville et en présence du maire Lévesque. Des gens avec des baccalauréats et des doctorats. Certains retournent dans leur pays, bien sûr, mais on veut en garder ici aussi.»

«Ces photos avec le maire, et signées du maire, ont un gros impact et on peut imaginer qu'elles circulent beaucoup dans les pays des étudiants, remarque Jérôme Marsais. C'est un geste simple, mais ce faisant, on vient de travailler sur la rétention.»

M. Bertrand précise aussi que la table est très large et qu'elle compte des gens de la Chambre de commerce de la SDC, que l'université vient de confirmer sa participation ainsi que le cégep et même la commission scolaire. «Tous ces gens vont nous aider à promouvoir l'immigration à Trois-Rivières. IDE Trois-Rivières prend le leadership de la table locale d'immigration, oui, reconnaît M. Bertrand, mais on travaille ensemble. Tout le monde est un leader. Jérôme Marsais parle d'un guichet unique, Ivan Suaza propose un jumelage avec des Québécois, toutes sortes de choses importantes.»

M. Marsais insiste, les immigrants s'informent sur Internet, ils ont accès au Blog Mauricie qui, à la surprise générale, reçoit 15 000 visites de l'extérieur du pays.

«Donc, dans nos stratégies, une des idées à développer c'est comment mettre Trois-Rivières sur la carte et la rendre encore plus visible pour les prétendants à l'immigration», conclut-il.

Toutes ces idées seront mises sur la table lors de la prochaine rencontre de la table d'immigration, en avril prochain.

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