Le congédiement massif des cols bleus ne peut pas être contesté

Le président du syndicat des employés manuels, Simon... (Sylvain Mayer)

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Le président du syndicat des employés manuels, Simon Lapierre.

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Près d'une semaine après la mise à pied de 48 cols bleus temporaires de la Ville de Trois-Rivières, le syndicat des employés manuels a tenu mardi soir une assemblée générale. Les représentants syndicaux ont présenté à la centaine de travailleurs réunis les services et l'encadrement offerts aux temporaires qui perdent leur emploi.

Un service d'aide à la préparation de CV, aux entrevues et à la relocalisation est offert aux 48 travailleurs qui perdent leur emploi. Ces services seront desservis par l'organisme ÉCOF-CDEC de Trois-Rivières. «Ce n'est pas un comité de reclassement, car les travailleurs ne sont pas assujettis à ça, mais la Ville et le syndicat ont tenu à ce que ces gens-là ne se retrouvent pas devant rien», a expliqué le président du syndicat, Simon Lapierre. 

Une rencontre a d'ailleurs eu lieu en matinée mardi entre le syndicat et la Ville afin d'élaborer l'aide à offrir aux travailleurs, maintenant sans emploi. 

La santé psychologique des 48 travailleurs est également prise au sérieux. Plusieurs risquent d'avoir du mal à se dénicher un emploi dans la région, alors que l'économie connaît des moments difficiles. 

«Ça peut être difficile pour les travailleurs les plus avancés en âge de se faire fermer des portes au nez. Ils vont avoir de l'aide et du soutien psychologique», a précisé le président du syndicat. «Notre syndicat est une grande famille. Malgré qu'il ne soit plus nos membres, nous avons encore de la considération pour eux.»

Réunis depuis la première fois depuis le congédiement collectif, les cols bleus temporaires ont pu se vider le coeur et «crever l'abcès», note Simon Lapierre. 

«Les gens sont amers de la façon dont ça s'est produit, même si les émotions sont moins à vif que la semaine passée», a précisé le président du syndicat. «Sur le coup de l'émotion il y a eu de la grogne, mais maintenant les gens se résignent et doivent faire face à ce qui les attend.» 

Par ailleurs, le syndicat a étudié toutes les possibilités de contester la décision de la Ville de procéder à un congédiement massif. Or, le syndicat indique qu'il ne peut rien faire. 

Alors que plusieurs cols bleus de la Ville de Trois-Rivières sont actuellement mobilisés pour dégeler les conduites d'eau potable, Simon Lapierre estime que des cols bleus temporaires auraient pu être utilisés. 

«Présentement, des gens sont démobilisés de leurs tâches habituelles pour prêter main-forte aux équipes du réseau qui sont affairées à dégeler les conduites d'eau», a affirmé M. Lapierre. «Nous avions des gens compétents dans le domaine qui connaissaient la ''poutine'' et qui savaient quoi faire dans ces circonstances. Ces temporaires avaient des connaissances en la matière.»

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