Litige de 2,2 M$ entre Trois-Rivières et Dessau-Pluritec

La Ville de Trois-Rivières a rejeté lundi la... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La Ville de Trois-Rivières a rejeté lundi la demande du Groupement Dessau-Pluritec de recourir à l'arbitrage afin de régler le litige de 2,2 millions $ entre les deux parties.

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(Trois-Rivières) Alors que le litige entre la Ville de Trois-Rivières et le Groupe ADF n'a toujours pas été réglé, un nouveau différend surgit du chantier de l'amphithéâtre de Trois-Rivières.

L'administration municipale a rejeté lundi la demande d'arbitrage déposée par Groupement Dessau-Pluritec concernant un nouveau litige. Le consortium mandaté pour réaliser la construction de l'amphithéâtre au coût de 49,5 millions $ réclame à la Ville une somme de 2,2 millions $, car l'échéancier est dépassé, raison catégoriquement rejetée par l'administration municipale qui préfère soumettre la question à un juge.

«Nous avons engagé Dessau-Pluritec pour deux choses bien précises: gérer l'échéancier et les budgets. Et là, le consortium est arrivé avec une demande de surplus parce que l'échéancier était dépassé», explique le porte-parole à la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant, au sujet de la décision prise lundi soir à l'occasion de la rencontre du comité exécutif. «Sauf qu'on les payait pour qu'il fasse respecter l'échéancier. On ne payera pas pour quelque chose qu'il n'a pas réalisé.»

La Ville a donc refusé de payer les 2,2 millions $ (montant incluant les taxes) supplémentaires exigés par Dessau-Pluritec. Devant ce refus, le consortium a proposé un processus d'arbitrage, ce qui a été rejeté par la Ville.

«Nous refusons d'aller en arbitrage uniquement sur ce point. Ce n'est pas avantageux pour nous d'y aller au cas par cas. Il faut regarder ça dans l'ensemble du projet», note Yvan Toutant. «Il faut regarder dans l'ensemble pourquoi il n'a pas fait respecter l'échéancier. Nous sommes bien prêts à aller devant l'arbitrage, mais pour l'ensemble du dossier.»

En soirée, le maire a clairement indiqué que l'intention de la Ville était de soumettre la question à un tribunal. «Nous irons devant le juge», a-t-il précisé en marge de l'assemblée publique du conseil municipal.

En plus d'un litige avec le consortium Dessau-Pluritec, la Ville de Trois-Rivières a des démêlés avec le Groupe ADF, l'entreprise qui avait été mandatée pour la construction de la toiture monumentale de l'amphithéâtre. ADF réclame 433 000 $ à la Ville, car deux directives de chantiers ont entraîné des coûts supplémentaires. L'entreprise, qui a terminé son mandat sur le chantier de l'amphithéâtre, affirme que les travaux supplémentaires pour renforcer la structure du toit ont été demandés en mars 2014 puis exécutés en juillet de la même année. Or, en septembre 2014, Dessau-Pluritec aurait, selon ADF, décidé de ne pas payer l'entreprise pour la réalisation des travaux supplémentaires qui ne figuraient pas aux plans originaux. Voulant récupérer les sommes encourues, le Groupe ADF évalue toujours la possibilité d'intenter des poursuites.

Ces deux réclamations de frais supplémentaires ne sont pas les seules à toucher le chantier de l'amphithéâtre. La Ville soutient que l'ensemble des réclamations, incluant le Groupe Dessau-Pluritec, s'élèvent maintenant à 9,1 millions $.

CONTAMINATION DES SOLS PLUS IMPORTANTE

Les sols de la portion résidentielle du vaste terrain de Trois-Rivières sur Saint-Laurent sont plus contaminés que ce que la Ville croyait. Le terrain, occupé pendant près d'un siècle par l'usine de la CIP, est contaminé selon le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte aux changements climatiques par des hydrocarbures aromatiques polycycliques, du méthane ainsi que du soufre.

Cette contamination plus importante que prévu fait gonfler les coûts de décontamination. La facture passe donc de 75 000 $ à 206 214 $. La Ville, qui est propriétaire du terrain, affirme que les règles entourant la décontamination de sols destinés à la construction résidentielle demandent de décontaminer le sol plus profondément que lorsqu'il s'agit de terrains destinés à un usage industriel ou commercial.

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