Données démographiques: Trois-Rivières fait bonne figure

Depuis 2005, la Ville de Shawinigan a perdu... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Depuis 2005, la Ville de Shawinigan a perdu 5 % de sa population, ni plus ni moins, dont 1,1 % entre 2014 et 2015.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À la différence du Centre-du-Québec, la région de la Mauricie se dépeuple tranquillement. C'est du moins ce qui ressort des dernières données démographiques colligées par l'Institut de la statistique du Québec et publiées par le ministère des Affaires Municipales et de l'Occupation du territoire du Québec.

Dans le lot, Trois-Rivières fait bonne figure, bien que la hausse de sa population soit plutôt modeste. En effet, 790 personnes supplémentaires se sont installées dans la capitale régionale en 2014, une augmentation démographique de 0,6 %. Depuis 2010, la cité de Laviolette n'a cessé de recevoir dans son enceinte de nouvelles familles, ce qui lui permet de compter désormais dans ses rangs 134 802 citoyens.

Ainsi, Trois-Rivières tient le phare de la 9e position des villes les plus populeuses du Québec, tout juste derrière Lévis, qui dénombre désormais 142 894 personnes (+0,5 %), tout juste avant Terrebonne et ses 111 145 quidams (+0,8 %).

De l'avis du maire Yves Lévesque, la réputation de Trois-Rivières s'est grandement améliorée au cours des dernières années. Selon le premier magistrat, la clé d'une croissance démographique urbaine continue tient dans l'amalgame d'une économie dynamique, d'installations municipales modernes, mais surtout d'une qualité de vie alliant activités sportives, événementielles et culturelles.

Rappelant les nombreux atouts culturels et les investissements réalisés dans «le nouveau Trois-Rivières» postfusion, M. Lévesque estime que «la nouvelle génération recherche un emploi, oui, mais autant un milieu de vie agréable. Pour cette génération, une job c'est important, mais aussi un environnement où elle peut s'épanouir à titre individuel et familial. C'est pour ça qu'on a investi au parc industriel, dans l'industrie, à l'université, dans nos infrastructures municipales, ainsi que dans nos événements culturels et dans nos équipements sportifs.»

«À partir du moment où tu sais que tu possèdes un potentiel extraordinaire entre les mains, il faut y croire et passer en mode investissement dans des secteurs stratégiques qui vont attirer des gens. Il faut identifier aujourd'hui ce que le citoyen de demain recherche comme qualité de vie», précise M. Lévesque, en opinant du chef lorsqu'on lui présente la formule «Trois-Rivières, il faut l'essayer pour l'adopter».

Baisse historique à Shawinigan

Certes, on ne peut pas se frotter autant les mains du côté de Shawinigan. Sans faire de rapprochement hâtif entre ceci et cela, entre les difficultés économiques qui sévissent dans la ville de l'énergie et son déclin démographique enregistré en 2015, il n'en demeure pas moins que le nombre de Shawiniganais est passé sous la barre des 50 000 personnes, une première depuis plus de 10 ans, soit une chute de 1,1 % comparativement à 2014. Depuis 2005, Shawinigan a perdu 5 % de sa population, ni plus ni moins.

Avec 49 585 citoyens, Shawinigan culbute donc au 20e barreau dans l'échelle des villes les plus peuplées au Québec, une décote d'un rang. Elle est talonnée de près par les 50 700 personnes qui habitent Dollard-des-Ormeaux (+ 1,2 %), et dépasse à peine Rimouski (48 844 personnes) qui a vu sa population grimper de 1,4 %.

L'hospitalier Centre-du-Québec

L'an dernier, les principales villes au sud du pont Laviolette avaient pris acte d'une hausse démographique significative. Cette croissance a suivi son cours en 2015, bien que plus discrète. Seule Bécancour enregistre une baisse de sa population de 1 %, pour s'établir à 12 852 citoyens.

Recensant dans ses rangs 74 540 personnes en 2015 (+0,6 %), Drummondville est toujours la figure de proue du Centre-du-Québec. Depuis 2010, sa population s'est accrue de 5,3 %. Se mettent ensuite en file les 45 232 Victoriavillois (+0,9 %) et les 8032 Nicolétains (+0,1 %).

Ailleurs au Québec

Des Îles-de-la-Madeleine à la rivière des Outaouais, les dix plus grandes villes du Québec ont presque toutes enregistré une hausse de leur population, exceptée Saguenay où l'on note une baisse de 0,5 %. En tête de liste, la métropole a vu son nombre de citoyens augmenter de 2 % pour s'établir à 1 731 245 personnes, alors que la capitale nationale, Québec, a accueilli 5937 personnes en sus, un bond de 1,1 % pour une population globale de 536 100 badauds.

Parmi les 30 villes les plus populeuses du Québec, seules six agglomérations ont connu une décroissance démographique. Dans ce palmarès, Shawinigan a encaissé la plus forte décroissance. À ses côtés on note Sorel-Tracy (-0,7 %), Saint-Eustache (-0,6 %), Saguenay (-0,5 %), Repentigny (-0,3 %) et Saint-Hyacinthe (-0,1 %).

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