Un nouvel hôtel au centre-ville de Trois-Rivières

Gilles Babin compte transformer l'édifice de la rue... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Gilles Babin compte transformer l'édifice de la rue Notre-Dame en hôtel urbain.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Louise Plante
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'homme d'affaires Gilles Babin n'est pas de ceux qui s'en laissent imposer par la morosité ambiante. C'est avec beaucoup de confiance qu'il a l'intention d'ouvrir, dès l'été prochain, un nouvel hôtel «relaxe- chic-urbain» dans le centre-ville de Trois-Rivières, rue Notre-Dame, voisin du bureau de poste. Un investissement de 1,5 million $. Il redonnera ainsi vie à l'un des plus beaux immeubles de brique et pierre de Trois-Rivières, laissé quasi à l'abandon depuis quelques années.

Originaire de Saint-Joseph de Mékinac et propriétaire d'une résidence à Shawinigan, M. Babin arrive avec en poche une formation et une expérience en hôtellerie (Loews Concorde), en restauration (Québec) ainsi qu'en gestion et administration (Desjardins). «Le concept est basé sur le patrimoine et l'histoire de l'immeuble qu'on veut mettre en valeur», explique ce dernier, qui a pris le temps de faire ses classes et qui connaît parfaitement l'historique du bel édifice et les circonstances de sa construction: grand incendie de Trois-Rivières en 1908, la famille Balcer qui fait construire deux immeubles sur des terrains vacants, ouverture d'un magasin général, d'un magasin de fourrure, installation de la Banque de Montréal, suivie d'un restaurant chinois, etc.Le futur hôtelier ne veut pas pour l'instant dévoiler le nom du nouvel hôtel de 16 chambres réparties sur deux étages mais précise qu'il sera chic-décontracté et, bien sûr, urbain.

Son arrivée est donc signe qu'il a malgré tout confiance dans le centre-ville de Trois-Rivières qui vit à nouveau des jours difficiles? «C'est sûr qu'au niveau économie, ça sent l'austérité, ce qui peut sembler négatif en ce moment, concède-t-il. Mais cela fait juste changer les habitudes des consommateurs. Les gens qui travaillent et qui ont deux ou trois semaines de vacances par année, ne vont pas arrêter de les prendre. S'ils ont moins de sous pour voyager et prendre l'avion, ils vont peut-être se contenter de prendre leur auto, rouler quelques heures pour découvrir des villes, dont Trois-Rivières. On aura juste plus de gens «locaux» du Québec qui vont voyager dans la région», prédit-il.

M. Babin estime que le temps est venu pour lui de mettre à profit toutes ses expériences de travail et de se lancer dans l'aventure de l'hôtellerie et de réaliser son rêve. Il y travaille depuis août dernier. Les architectes sont déjà à l'oeuvre car on ne trouvait plus les plans de l'immeuble construit en 1909. «L'immeuble était inoccupé depuis 2010, alors il y a du travail à faire mais sa structure est toujours impeccable. Il a beaucoup de potentiel même s'il faudra du travail pour le remettre en état. Je veux exploiter le côté patrimonial car c'est un immeuble qui a beaucoup à dire. Il y a encore des traces du passage de la banque de Montréal comme une voûte et des portes de métal.»

Le rez-de-chaussée de 2000 pieds carrés est présentement offert en location. M. Babin verrait bien un restaurant avec terrasse sur le côté mais n'est pas fermé à d'autres types de commerces compatibles avec un hôtel, comme un centre de soins et d'esthétique par exemple. «Ce serait un bon complément à notre offre de service», note le promoteur. M. Babin travaille aussi avec la boîte de communication Acolyte pour développer l'image de marque du futur hôtel. Les travaux de rénovation devraient débuter prochainement.

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