Charlie Hebdo: Trois-Rivières met ses drapeaux en berne

L'hôtel de ville de Trois-Rivières a finalement mis... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'hôtel de ville de Trois-Rivières a finalement mis ses drapeaux en berne, vendredi, à la suite des attentats perpétrés chez Charlie Hebdo, à Paris.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) À l'instar des villes de Nicolet et Bécancour, Trois-Rivières a mis ses drapeaux en berne hier afin de souligner sa solidarité avec le peuple français, après l'attentat survenu au journal Charlie Hebdo, mercredi matin.

C'est à la suite de demandes formulées par des conseillers municipaux, vendredi matin, que la décision a été prise. La conseillère Marie-Claude Camirand ainsi que ses collègues Jean Perron et Yves Landry ont en effet manifesté leur intérêt à ce que les drapeaux soient mis en berne par solidarité. Le maire de Trois-Rivières ajoute que certains citoyens avaient aussi téléphoné à l'hôtel de ville pour que cette décision soit prise.

«Nous les aurions mis en berne le jour des funérailles, c'était le plan de match, mais on a devancé la décision à la demande de plusieurs personnes. C'est un geste symbolique qu'on pose, mais qu'on le fasse ou pas, ça n'enlève rien au fait que nous sommes solidaires avec le peuple français. On peut être en désaccord avec ce qui est publié dans certains médias, mais de là à enlever la vie à des gens, c'est une grave atteinte à la liberté d'expression», souligne le maire Yves Lévesque.

«Je suis bien contente qu'on décide d'emboîter le pas. C'était la moindre des choses pour manifester notre solidarité face à cette atteinte à la démocratie et à la liberté d'expression», a pour sa part souligné la conseillère Marie-Claude Camirand.

Plusieurs villes et municipalités au Québec avaient choisi de poser ce geste symbolique depuis mercredi, dont Rimouski, Granby, Bromont, la MRC du Rocher-Percé, Rivière-du-Loup, Saguenay et Gatineau. 

Du côté de Shawinigan, la Ville a choisi de ne pas emboîter le pas. La Ville a comme ligne directrice de poser un tel geste soit lors d'un deuil vécu au niveau local, ou encore lorsqu'une directive de Québec est donnée en ce sens. «Ça n'enlève rien au fait que nous nous sentons aussi solidaires face à ces événements qui ont touché directement les droits et libertés d'une société démocratique», a précisé le directeur des communications, François St-Onge.

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