Emplacement du colisée: la décision la plus déchirante depuis 20 ans

«En 20 ans, c'est la décision politique la... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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«En 20 ans, c'est la décision politique la plus difficile que j'ai eu à prendre», clame Yves Lévesque en parlant de l'emplacement du futur colisée à Trois-Rivières.

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(Trois-Rivières) De son propre aveu, le maire de Trois-Rivières n'aura jamais été autant déchiré par une décision que celle de l'emplacement du futur colisée. Autant, il y a quelques mois, sa décision semblait clairement pencher en faveur d'une construction au District 55, autant l'année 2015 débute avec une ambiguïté perceptible quant aux deux scénarios qui s'éternisent sur la table depuis plusieurs mois maintenant, soit celui du District 55 et celui de l'UQTR.

«En 20 ans, c'est la décision politique la plus difficile que j'ai eu à prendre», clame-t-il, avant d'énumérer les avantages et les inconvénients des deux scénarios qui semblent à nouveau nez à nez dans la tête du premier magistrat.

«Une université, pour une région comme la nôtre, c'est un outil de développement fort important. L'économie du savoir, c'est le futur. La décision que nous allons prendre jouera sur le développement de notre université régionale, et c'est ce qui fait que nous sommes en compétition avec les grands centres. Nous cherchons à nous démarquer des autres, et le CERAS pourrait être un bon moyen. Si le CERAS ne se fait pas, est-ce qu'on fragilise l'université?», se demande Yves Lévesque.

De l'autre côté, il sait à quel point un colisée au District 55 assurerait un développement optimal de ce futur complexe commercial. «On assurerait une synergie commerciale de ce côté, en ayant aussi la possibilité d'amener un centre de foires, un hôtel et de grandes bannières qui apporteront des revenus de taxation très intéressants», reconnaît Yves Lévesque, qui nuance toutefois que le projet ne pourrait pas se faire à n'importe quelle condition. C'est d'ailleurs dans cette optique qu'il attend avec impatience le devis qui lui indiquera les exigences gouvernementales pour qu'un tel projet se réalise au District 55.

«Si ça implique qu'on ramasse la bâtisse dans 20 ans, ça ne nous intéresse pas. Pas plus que de créer un OSBL, car on sait très bien à la porte de qui viendra cogner un OSBL le jour où ça ira mal», soutient Yves Lévesque.

Mais que ce soit à l'UQTR ou au District 55, l'argent de Québec devra être au rendez-vous et ce, peu importe les nuances apportées par le député et ministre Jean-Denis Girard. «Ce serait irresponsable de ne pas donner cet argent à Trois-Rivières, car nous faisons tout pour gérer de façon responsable et que ça coûte le moins cher possible aux contribuables. On peut aussi se dépêcher pour répondre à leurs exigences et prendre une décision tout croche. Est-ce que ce serait logique d'encourager ça?», se demande Yves Lévesque.

Sa relation avec le ministre régional semble toutefois au beau fixe, lui qui admet tout de même que Jean-Denis Girard a encore un apprentissage à faire. «Pour le moment, ça va. On a encore trois ans pour juger de son travail», répondra-t-il simplement, sourire en coin.

Pacte fiscal

L'année 2015 sera également déterminante pour la solidarité qui règne présentement entre les membres de l'Union des municipalités du Québec, reconnaît Yves Lévesque. Les négociations qui devraient mener au nouveau pacte fiscal, dont les propositions sont attendues au mois de juin, seront surveillées de près tant par Trois-Rivières, qui a menacé de claquer la porte de l'UMQ l'automne dernier, que par plusieurs autres municipalités.

«Je donne une chance à la négociation et on s'attend à avoir des engagements clairs. Nous sommes en mode attente et on avale notre pilule, mais le résultat des négociations pour le prochain pacte fiscal sera essentiel pour la solidarité de l'UMQ», soutient M. Lévesque.

Ce dernier ne s'avance pas sur des objectifs à atteindre quant au rendement de l'appareil municipal, bien que la réingénierie entreprise depuis un an continuera de se faire sentir en 2015. «On est à la limite de ce qu'on peut presser du citron, mais on va continuer de toujours revoir nos façons de faire et de voir s'il n'y a pas de moyen d'optimiser les ressources. Je fais confiance à l'ensemble de l'organisation», mentionne M. Lévesque.

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