Des hybrides parmi la flotte de la STTR

De gauche à droite: Guy Demontigny, directeur général... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite: Guy Demontigny, directeur général de la STTR, Claude Dépeault, de Nova Bus, Ginette Bellemare, présidente du conseil d'administration de la STTR, et le maire, Yves Lévesque. Derrière eux, le nouvel autobus hybride.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Société de transport de Trois-Rivières (STTR) a présenté, mercredi, ses premiers autobus hybrides diesel-électrique qui permettront des économies de 30 % de carburant, soit 13 000 litres de diesel par autobus par année.

Pour l'instant, six nouveaux autobus hybrides viendront prendre la place d'autobus qui ont atteint leurs 16 ans de vie utile.

Trois autres véhicules identiques sont attendus pour le printemps prochain. «Ça fait partie de notre plan de renouvellement de flotte. Notre intention est d'aller vers le bus hybride» chaque fois qu'un autobus devra être remplacé, indique le directeur de la STTR, Guy Demontigny.

Pour l'achat de ses véhicules, la STTR fait affaires avec Nova Bus, un des plus importants fournisseurs du genre en Amérique du Nord.

Bien que Trois-Rivières possède d'importantes installations de recherche sur l'hydrogène à l'UQTR, la STTR et la Ville n'ont pas opté pour des autobus à l'hydrogène comme on en trouve en Colombie-Britannique.

Pour expliquer cette décision, le directeur de la STTR estime qu'il faut poser la question à Nova Bus, le spécialiste québécois de l'intégration des technologies.

Claude Dépeault, vice-président qualité et soutien à la clientèle après-vente, chez Nova Bus, explique que l'entreprise prévoit plutôt se diriger vers la fabrication d'autobus électriques. Ce dernier indique que l'hydrogène n'est pas considérée pour des questions «de sécurité».

«Et il faut faire un choix dans notre sélection», plaide-t-il.

L'autobus hybride a une vie utile de 16 ans, comme ses ancêtres. Ces autobus sont subventionnés à 85 %. Son coût est de 200 000 $ de plus qu'un autobus conventionnel et la STTR croit qu'il faudra deux ans pour récupérer cet investissement. Grâce à la subvention, la STTR ne paiera que 15 % de la facture, explique M. Demontigny, «donc 30 000 $ et on récupère aussi par la baisse de consommation de carburant. Au bout de deux ans, notre investissement additionnel est assuré», dit-il.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a profité de l'occasion pour vanter la politique de développement durable de la Ville de Trois-Rivières. «Le plan d'action 2014-18 a mis en place des interventions stratégiques et ciblées pour faire en sorte de diminuer les gaz à effet de serre», rappelle le maire.

Les gestes entrepris par la Ville en termes de développement durable ont pour effet, par ricochet, de générer des économies, constate le maire.

Pour ce qui est de l'introduction d'autobus hybrides, Trois-Rivières «n'est pas la première Ville, mais on n'est pas la dernière», fait-il valoir.

«On s'est donné comme objectif, d'ici 2020, de réduire les gaz à effet de serre de 7 %», dit le maire Lévesque «et c'est grâce à ça aujourd'hui» et à d'autres actions posées par la Ville, précise-t-il, «qu'on va dépasser cet objectif-là.»

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