Des bars et des restaurants du centre-ville ferment pour l'hiver

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En raison de la baisse de l'achalandage au centre-ville de Trois-Rivières, plusieurs établissements ont décidé de fermer leurs portes pendant quelques mois cet hiver.

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(Trois-Rivières) La baisse d'achalandage au centre-ville de Trois-Rivières incite plusieurs restaurateurs à revoir leurs plans pour la période hivernale. Cette année, de nombreux restaurateurs et tenanciers de bars qui demeuraient ouverts après les Fêtes fermeront carrément leurs portes pour des périodes allant de deux à trois mois, histoire de laisser passer la période creuse.

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Sophie Pagé, propriétaire du Dalton, fermera son restaurant pendant deux mois cet hiver, pour la première fois depuis son existence. Le manque d'achalandage au centre-ville est directement lié à sa décision. Plusieurs commerçants feront comme elle.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

C'est notamment le cas du restaurant Le Dalton, sur la rue des Forges, qui avait l'habitude de fermer durant la période de Noël pour rouvrir en janvier. Cette année, la propriétaire Sophie Pagé a plutôt choisi de fermer pour tout le mois de janvier et février et ne rouvrira ses portes qu'au mois de mars.

«C'est plus avantageux pour nous de fermer. Avec les coûts d'opération, les loyers, le personnel versus la clientèle qu'on a durant cette période, ça coûte plus cher de rester ouvert que de fermer nos portes», remarque-t-elle.

Il faut dire qu'en plus d'une baisse généralisée de clientèle partout au centre-ville, le Dalton a aussi beaucoup ressenti la fermeture des bureaux gouvernementaux à l'intérieur de l'édifice où le restaurant a pignon sur rue. «Depuis deux ans, ce sont pratiquement 200 employés de moins qui sont là. Nous avions l'habitude d'en recevoir de nombreux à dîner en semaine, mais ce n'est plus le cas depuis les fermetures. D'autres places d'affaires ont aussi fermé en ville.Et la problématique du stationnement n'aide pas non plus. Au moins, l'été il y a un achalandage naturel et beaucoup de tourisme aussi. On est aussi bien de fermer l'hiver à ce compte-là», signale Mme Pagé.

Même son de cloche du côté de l'Embuscade et du P'tit Pub, deux bars qui fermeront leurs portes pour la première fois cette année entre janvier et mars pour ne rouvrir qu'au début du mois d'avril. Les propriétaires profiteront de cette période plus creuse pour effectuer des rénovations dans leurs établissements.

«On profite de cette période pour faire des travaux cette année. Mais c'est clair qu'on le ressent depuis trois ans, qu'il y a une baisse du chiffre d'affaires au centre-ville. C'est la première année qu'on fait ça», confirme Guy Lambert, copropriétaire de ces deux établissements.

M. Lambert précise toutefois qu'en aucun moment, la fermeture définitive n'est envisagée, mais qu'il s'agit plutôt de profiter d'une période plus calme pour faire d'une pierre deux coups et apporter des investissements aux deux commerces.

Chez Vincenzo, aucune décision n'a été prise quant à l'horaire qui sera établi après la période des Fêtes, mais le propriétaire Mario Vincent n'écarte pas la possibilité de raccourcir certaines heures d'ouverture. «On le voit clairement que c'est beaucoup plus tranquille l'hiver, après Noël. L'été, c'est une période très achalandée, mais janvier et février sont plus difficiles. On va regarder aller les choses et c'est la clientèle qui va dicter notre décision», fait-il savoir.

Ces restaurants s'ajoutent à ceux qui avaient déjà l'habitude de fermer pendant une bonne partie de l'hiver depuis plusieurs années. Parmi eux, le Sacristain, qui recevra quelques réceptions privées durant le temps des Fêtes pour fermer le 31 décembre et rouvrir au 1er mars. Le propriétaire Michel Blot, originaire de la France, en profite à chaque année pour aller visiter sa famille durant cette période.

Michel Blot avait fait le pari de rester ouvert toute l'année lors de sa première année d'opération en 2007, mais le résultat fut très peu concluant pour le convaincre de poursuivre l'expérience.

«Après les Fêtes, on pouvait parfois ouvrir pour des dîners où on avait une ou deux personnes, pas plus. Il y avait pas mal de pertes et ça coûtait cher de rester ouvert. Maintenant, on prévoit notre année sur dix mois et on prend deux mois de vacances l'hiver. C'est plus avantageux», constate-t-il.

À la Société de développement commercial, on a bien du mal à dire si cette tendance est plus marquée cette année que par le passé, puisqu'aucun registre n'est tenu en ce sens. Toutefois, on reconnaît que les mois de janvier et février sont parfois plus difficiles pour les restaurateurs.

«Ce sont deux mois plus tranquilles, surtout après la période des Fêtes, et ceux qui ont des loyers très coûteux, c'est parfois plus avantageux pour eux de fermer. C'est dommage pour la clientèle par contre. Il y a moins de monde donc on ferme, mais si l'offre est moins grande, il y aura forcément moins de monde», remarque Marie-Ève Croteau, directrice générale de la SDC.

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