Oui au colisée... pour la relance de l'économie

Le ministre responsable de la région de la... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Le ministre responsable de la région de la Mauricie et député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, estime que le projet de colisée devra donner un second souffle à l'économie trifluvienne pour bénéficier de la subvention gouvernementale de 26,8 millions $.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À l'heure où les contribuables québécois, les municipalités, l'administration publique et les organismes communautaires sont appelés à se serrer la ceinture pour atteindre l'équilibre budgétaire promis par le gouvernement Couillard dès l'année 2015-2016, le ministre responsable de la région de la Mauricie et député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, estime à propos que le gouvernement du Québec investisse 26,8 millions de dollars dans la construction du futur colisée de Trois-Rivières, seulement si... le projet est rentable et qu'il permet de relancer l'économie trifluvienne.

Rencontré sur le coin de la 6e Rue et du boulevard Rigaud, alors qu'il prêtait main-forte aux bénévoles de la Guignolée du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières, M. Girard entend la légitime incompréhension de certains qui croient que le climat économique qui sévit actuellement n'est pas propice aux investissements majeurs dans des projets d'infrastructures sportives.

Donc, pour être admissible à la subvention octroyée par le Plan québécois d'infrastructures (PQI), le colisée devra démontrer noir sur blanc que sa construction et ses activités dynamiseront l'économie de la région.

«Vingt-six millions, c'est beaucoup d'argent», souligne le ministre. «Au gouvernement on travaille sur deux choses: il faut, oui, équilibrer les finances publiques rapidement, mais il faut en même temps travailler sur la relance économique. Si [le colisée] est un investissement qui apporte vraiment quelque chose d'intéressant, qui va permettre de faire un pas en avant au niveau de l'économie, ça demeure un projet structurant.»

Ainsi, selon le ministre, la volonté du gouvernement du Québec ne tient pas uniquement à un exercice de restriction budgétaire de ses dépenses, mais vise également à stimuler l'économie, un florilège d'actions dans lequel devra s'inscrire le colisée de Trois-Rivières. Loin d'être une dépense nette de 26,8 millions $, la nouvelle infrastructure sportive donnera-t-elle un second souffle à l'économie? Dans la positive, le projet sortira des cartons du ministre, et seulement si.

Du même souffle, le ministre rappelle que la subvention accordée pour la construction du colisée est prévue de longue date. «C'est un dossier qui était déjà en branle il y a deux ans, qui est encore sur la table et pour lequel les sommes avaient été réservées dans le PQ, l'argent avait déjà été mis de côté. Donc, c'est sûr qu'à l'heure actuelle, les gens peuvent se poser des questions, mais l'argent est réservé depuis plus de deux ans», souligne-t-il.

Rappelons que depuis que des instances internes (syndicats et étudiants) de l'Université du Québec à Trois-Rivières ont déclaré publiquement leurs inquiétudes quant à la construction du colisée sur les terrains de l'UQTR, tous les yeux sont tournés vers le District-55 et le Groupe Robin qui, pour 44 millions $ d'investissement, incluant la subvention gouvernementale de 26,8 millions $, prévoit construire un colisée de 5000 places auquel s'ajouteraient trois glaces de poche.

Si cette option est retenue, la Ville pourrait engranger des taxes à la hauteur de 750 000 $. Seulement si...

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