Employés municipaux de Trois-Rivières: des actions ciblées, sans grève

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) La Coalition des syndicats des employés municipaux de la Ville de Trois-Rivières ne sera pas au nombre des syndicats qui déclencheront le «Grand dérangement», une journée de grève prévue le 26 novembre prochain, afin de protester contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite. Cependant, ses actions n'en seront pas moins visibles au cours de la journée.

C'est du moins ce qu'indique le porte-parole de la coalition, Simon Lapierre, qui est aussi président du Syndicat des employés manuels de la Ville de Trois-Rivières. «On considère qu'on fait partie du mouvement, mais nous n'avons pas de mandat de grève de la part de nos membres, puisque nous ne sommes pas, de façon officielle, en négociation. Mais nous allons trouver des alternatives. Il y aura des gestes isolés qui seront posés sur les lieux de travail, sans pour autant perturber la journée ou les services aux citoyens», fait-il savoir.

Au Québec, différents syndicats d'employés municipaux de plus d'une vingtaine de villes, dont Montréal, Laval, Gatineau, Saguenay et Sherbrooke, déclencheront une grève de 24 heures le 26 novembre pour protester contre les mesures proposées dans le projet de loi 3.

À Trois-Rivières, les employés municipaux pourraient poser des gestes de manifestation lors des pauses, sur l'heure du dîner, ou encore avant d'entrer au travail ou après leur quart de travail à la fin de la journée, précise Simon Lapierre. Des moyens qui seront visibles, mais qui respecteront les services rendus aux citoyens, rappelle-t-il.

Ce dernier ne cache pas qu'il existe présentement un certain écart entre le désir syndical de manifester et la motivation des syndiqués à suivre le mouvement de manifestation. Il faut dire que les discussions entourant le projet de loi 3 avaient amené à une trêve syndicale à Trois-Rivières, l'été dernier, alors que la position du maire Yves Lévesque et celle des syndicats se rejoignaient. Les deux parties demandaient à Québec de laisser libre cours à la négociation dans les municipalités, puisque les réalités des conventions collectives à Trois-Rivières n'avaient rien à voir avec celles de Montréal ou Québec, par exemple.

Or, cela ne veut pas dire que les dispositions du projet de loi 3 ne toucheront pas les employés municipaux trifluviens, si la loi devait être adoptée. «Les gens chez nous pensent que ce n'est pas si alarmant. Il s'est installé un faux confort on dirait. Nous voulons aussi défaire cette image et donner à nos membres un portrait fidèle de la situation, car ce n'est pas vrai que nous ne serons pas touchés», mentionne Simon Lapierre.

Une réunion entre tous les représentants des syndicats formant la coalition est à l'agenda en début de semaine prochaine pour planifier les différentes actions qui seront prises le 26 novembre.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer