Fluoration: une mise en demeure pour le maire de Trois-Rivières

Philippe Giroul... (Photo: Émilie O'Connor)

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Philippe Giroul

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(Trois-Rivières) Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, devrait recevoir une mise en demeure au cours des prochaines heures de la part d'un porte-parole de la Coalition trifluvienne pour une eau très saine, Philippe Giroul, le sommant de cesser de personnaliser le débat et de faire de la diffamation à son endroit. M. Giroul soutient qu'il n'en peut plus de voir le maire constamment tirer sur le messager plutôt que d'écouter le message.

Lors de la séance du conseil, lundi, les opposants à la fluoration de l'eau potable, venus exprimer leurs craintes quant à l'exactitude du coût nul dans cette opération, ont fait entendre leur argumentaire par la voix de Jean-François Gaudette.

Or, dans ses réponses, le maire Yves Lévesque a référé aux propos tenus par Philippe Giroul dans plusieurs entrevues données depuis les derniers mois. M. Giroul soutient que le maire s'emploie toujours à le démoniser plutôt que de répondre aux questions des citoyens.

«Arrêtez de dire mon nom!», a-t-il crié, alors qu'il se trouvait dans la salle du conseil au moment de l'intervention du maire. M. Giroul ajoute qu'au cours d'une entrevue donnée au 106,9 FM, Yves Lévesque aurait utilisé 18 fois son nom pour personnaliser le débat et contourner la question quant à la fluoration de l'eau potable.

Tel que prévu, le conseil municipal n'a pas voté sur un règlement d'emprunt visant à moderniser les équipements de l'usine de filtration permettant la fluoration, puisque Québec s'est engagé à payer la facture comptant.

Or, la coalition doute que la fluoration se fasse effectivement à coût nul, puisque deux clauses au contrat liant la Ville au ministère de la Santé mentionnent la responsabilité de la Ville quant aux frais afférents, comme l'entretien des équipements, les coûts d'énergie, la corrosion, les pièces de rechange, etc.

Le maire soutient, pour sa part, que ce processus entrera dans des dépenses courantes de la Ville qui ont déjà lieu d'être, puisque des employés sont déjà payés à intégrer et contrôler onze autres produits chimiques à l'eau potable dans le réseau de distribution, dont le chlore, et que cette nouvelle tâche n'entraînera pas de dépenses supplémentaires.

La Coalition trifluvienne pour une eau très saine prévoit maintenant s'adresser à la Commission de révision permanente des programmes pour lui demander d'abolir cette mesure proposée par Québec. «Dans un contexte d'austérité et avec le nouveau pacte fiscal, il serait irresponsable d'aller de l'avant sans que la commission ne se soit prononcée sur ce programme moribond. C'est pourquoi nous pensons qu'un moratoire est nécessaire jusqu'à ce que la commission rende son jugement», signale Jean-François Gaudette, qui ajoute l'importance de tenir une consultation publique sur le sujet, étant donné que l'acceptabilité sociale n'a jamais été prouvée, ajoute-t-il.

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