CFG Construction va démolir l'église Saint-Philippe

La Ville de Trois-Rivières a octroyé lundi le... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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La Ville de Trois-Rivières a octroyé lundi le contrat de démolition de l'église Saint-Philippe à l'entreprise CFG Construction. La Ville espère que le bâtiment sera démoli d'ici la fin du mois de janvier 2015.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le sort de deux églises des premiers quartiers de Trois-Rivières est maintenant connu. Le conseil municipal a accordé, lundi soir lors de son assemblée publique, le contrat de démolition de l'église Saint-Philippe ainsi qu'une subvention versée à l'organisme Spect-Arts, afin qu'elle puisse continuer ses activités dans l'ancienne église Sainte-Cécile.

Les élus ont donc approuvé la soumission de l'entreprise CFG Construction pour la démolition de l'église Saint-Philippe pour 459 727,54 $, taxes incluses. Il s'agit de la plus basse des soumissions conformes reçues par la Ville de Trois-Rivières.

Cette entreprise de Québec a déjà réalisé plusieurs contrats de démolition, dont des établissements de santé, des édifices publics ainsi qu'une église. Rappelons que cette soumission est trois fois plus basse que la proposition la plus élevée.

Après la découverte d'une forte concentration d'amiante dans l'église, la Ville de Trois-Rivières craignait de voir la facture de démolition exploser. Ce scénario ne s'est toutefois pas concrétisé.

Le site de l'église Saint-Philippe est depuis minuit lundi soir la responsabilité de CFG Construction. Il incombe donc à cette entreprise d'assurer la sécurité des lieux, notamment en défrayant les coûts de l'agent de sécurité présent sur place en tout temps.

«La sécurité de l'église revient à l'entreprise. Il s'agissait d'un incitatif inclus dans l'appel d'offres afin que la démolition soit faite rapidement», explique Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières.

La Ville espère que la démolition de l'église sera terminée à la fin du mois de janvier 2015. Cela est toutefois conditionnel à ce que l'entreprise obtienne l'approbation de son plan de travail auprès de la CSST.

Malgré les démarches de la Ville de Trois-Rivières pour faire démolir l'église Saint-Philippe en s'appuyant sur une ordonnance de la cour, le bâtiment ainsi que le terrain demeurent la propriété de Denis Despins, de Construction Ovila Despins. La démolition de l'église est d'ailleurs toujours de sa responsabilité.

«La Ville va envoyer la facture à M. Despins. Mais nous sommes conscients qu'il ne payera pas», estime le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Une nouvelle bataille juridique est donc à prévoir après la démolition de l'église. Si Denis Despins n'arrive pas à payer les coûts des travaux, la Ville va tenter de saisir le terrain. Yves Lévesque affirme de plus que ce terrain a une valeur d'environ 200 000 $ et qu'un montant de 180 000 $ avait été réservé pour la démolition du bâtiment.

En terminant, les matériaux récupérés lors de cette démolition appartiendront à l'entrepreneur de Québec.

28 000 $ pour Spect-Arts

Les élus de la Ville de Trois-Rivières n'ont pas voulu laisser tomber la corporation Spect-Arts qui a élu domicile dans l'ancienne église Sainte-Cécile et qui anime la vie culturelle de ce quartier. La Ville l'a déjà fait dans le passé lorsque des organismes culturels, dont le festival Danse Encore ou le FestiVoix, avaient des besoins financiers ponctuels.

Jugeant pertinent le maintien des activités dans cet ancien lieu de culte, Trois-Rivières verse ainsi une subvention de 28 000 $ à l'organisme qui éprouve des problèmes de liquidité. Spect-Arts doit notamment plus de 13 000 $ à la Ville pour le non-paiement de taxes municipales depuis trois ans. La Ville affirme toutefois que cette subvention pour Spect-Arts est ponctuelle afin de régler des problèmes financiers précis.

«Nous aurions pu vendre l'église pour non-paiement de taxes, mais nous avons décidé de soutenir la corporation», précise le maire qui estime que le diocèse de Trois-Rivières devrait s'assurer que les acheteurs des bâtiments religieux ont la capacité de payer. C

ette remarque s'applique à la fois à l'ancienne église Sainte-Cécile et à l'église Saint-Philippe. «Les résidents du quartier ont un attachement envers l'église qui est un lieu de rassemblement des artistes. De plus, l'ancienne église Sainte-Cécile sera la porte d'entrée de Trois-Rivières sur Saint-Laurent», ajoute le conseiller municipal du quartier, Jean-François Aubin, qui précise que la subvention était conditionnelle à ce que l'organisme adopte un plan de redressement financier.

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