Départ plutôt timide pour la consultation citoyenne sur Trois-Rivières

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Un peu plus d'une cinquantaine de personnes ont partitipé à la première de deux grandes consultations citoyennes visant à élaborer le futur schéma d'aménagement de la Ville de Trois-Rivières.

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(Trois-Rivières) Un peu plus d'une cinquantaine de personnes s'étaient donné rendez-vous mardi soir, au Musée québécois de culture populaire, pour la première de deux grandes consultations citoyennes visant à élaborer le futur schéma d'aménagement de la Ville de Trois-Rivières. Le projet «Vision vers Trois-Rivières 2030» aura permis des échanges et des suggestions venant de tous les milieux et de tous les horizons pour alimenter la réflexion de l'administration municipale qui élaborera le document au cours de diverses étapes qui se tiendront sur les deux prochaines années.

Si les orientations données aux citoyens au cours de la soirée pour alimenter leurs interventions étaient plutôt larges et basées sur de grands principes directeurs, la plupart des citoyens qui ont pris la parole cherchaient davantage à aller dans le détail, en parlant de sujets ou de problématiques précises qui touchent leur quotidien. Un contraste de précision qui n'a pas été sans laisser sur leur faim certains des citoyens présents.

«Je quitte ce soir porteuse de bien peu de choses. Je crois qu'on en est encore au sens vraiment large de la vision de développement de la ville, et je ne sais pas ce que je dois en retenir», a signifié Geneviève Boivin, qui se questionnait sur la suite des choses. Or, le schéma d'aménagement, lorsqu'il est rédigé, mène à l'élaboration du plan d'urbanisme, et donc de la réglementation sur l'urbanisme, qui cette fois se concentre sur des actions concrètes. À cette étape également, il est prévu que des consultations citoyennes soient menées, a précisé le directeur général de la Ville, Pierre Desjardins.

Celui-ci était accompagné de Marc-André Godin, coordonnateur du projet, de Gilles Poulin, greffier de la Ville, ainsi que de quatre conseillers municipaux - Joan Lefebvre, Daniel Cournoyer, Sabrina Roy et Pierre A. Dupont. Le maire Yves Lévesque était toutefois absent.

Les trois points qui auront généré le plus d'interventions du public auront certes été les orientations présentées pour le transport et la mobilité, l'environnement et la biodiversité ainsi que le développement du centre-ville.

En ce qui concerne le transport, la Ville propose parmi les différentes orientations d'optimiser la gestion du stationnement, en plus d'adapter l'offre de service en transport en commun en fonction des besoins actuels et futurs de la clientèle. Or, pour certains, on n'envisage pas le problème de la bonne façon.

«La planification du transport en commun devrait être un mode de planification urbaine», croit l'architecte Hélène Beaudry, qui déplore que de grands boulevards soient structurés en fonction des stationnements en bordure des voies.

«Il faudrait d'abord se fixer un objectif de réduction du parc automobile pour 2030, et ensuite prendre les moyens pour arriver à cet objectif», croit-elle. D'autres intervenants se sont également montrés préoccupés par la sécurité des piétons et des cyclistes en revendiquant des passages piétonniers mieux adaptés.

La question de la fluoration de l'eau potable est évidemment revenue sur la table, lorsque les interventions se sont portées sur l'environnement et la biodiversité. Joan Hamel, au nom de la Coalition trifluvienne pour une eau très saine, est venue présenter les souhaits et demandes de la coalition en ce sens, mais aussi pour le principe de précaution de la Ville dans toutes ses décisions afin de protéger l'eau potable et les cours d'eau sur le territoire.

Mathilde Loiselle, une autre citoyenne, a quant à elle revendiqué qu'on concentre aussi les orientations sur la réduction des déchets, de la pollution, en favorisant des innovations en ce sens et en encourageant le compostage. Pour sa part, Marianne Mathis a suggéré qu'on en vienne à une obligation de préservation du couvert forestier dans le développement résidentiel, pour empêcher les promoteurs immobiliers de raser complètement des arbres pour ensuite tenter de reboiser, une fois le développement complété.

En ce qui a trait au développement du centre-ville, difficile d'en arriver à un consensus. Pendant que les uns suggèrent une réduction des tarifs de stationnement, d'autres prônent plutôt une réduction de la disponibilité des espaces, au profit de nouveaux modes de transport alternatifs pour se rendre au centre-ville. Évidemment, plusieurs sont revenus sur l'importance de faire une place à un marché public au centre-ville.

Quant au développement urbain, difficile aussi d'en arriver à un consensus sur le futur District 55, dont certains citoyens ont prédit que son développement «tuerait le centre-ville». Pour l'architecte et ancien candidat à la mairie André Carle, un tel développement va toutefois à l'encontre de la volonté de la Ville de limiter l'étalement urbain et optimiser les infrastructures existantes, une orientation pourtant inscrite au menu de la soirée.

Une autre consultation citoyenne aura lieu mercredi soir, au centre communautaire Des Ormeaux du secteur Cap-de-la-Madeleine, à compter de 19 h. Les personnes qui souhaitent plutôt intervenir en présentant un mémoire sans prendre la parole aux consultations publiques ont jusqu'au 14 novembre pour le faire en transmettant le document à l'adresse visionvers2030@v3r.net.

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