Le stationnement autour du Cégep: toujours un problème

Le stationnement dans les rues autour du Cégep... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le stationnement dans les rues autour du Cégep pose problème.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Se stationner dans les rues voisines des deux pavillons du Cégep de Trois-Rivières relève de l'exploit, en particulier pour les étudiants, puisque des affiches municipales interdisent de se garer plus de 90 minutes, une mesure qui se limite au mois, aux jours et aux heures précises où se donnent les cours dans l'institution.

Un citoyen de la rue Foucher, Raymond Beaulieu,... (Photo: Raymond Beaulieu) - image 1.0

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Un citoyen de la rue Foucher, Raymond Beaulieu, a photographié plusieurs exemples de l'envahissement de son stationnement privé, dont celui-ci.

Photo: Raymond Beaulieu

«S'il y a des problèmes, c'est parce que la Ville a décidé de modifier sa législation et a changé les pancartes, à certains endroits, pour interdire de stationner et si vous regardez les périodes où c'est interdit de stationner, ça vise carrément nos étudiants», déplore Réjean Paquet, directeur du service aux étudiants au Cégep.

«La rue appartient à tout le monde», fait valoir M. Paquet en expliquant que le Cégep n'a pas les moyens financiers de régler le problème en créant un stationnement alternatif ailleurs.

Mais pour certains citoyens, comme Raymond Beaulieu, de la rue Foucher, l'invasion quotidienne des voitures devant sa résidence frôle parfois le drame. Photos à l'appui, il démontre que les conducteurs vont parfois jusqu'à obstruer une partie de son entrée pour se trouver de la place.

Le conseiller municipal du secteur André Noël, indique que la présence des véhicules représente une trop grande pression, présentement, sur les quartiers résidentiels. «Quand il y a des voitures stationnées en face de chez toi cinq jours par semaine, huit heures par jour, c'est difficile pour la femme de ménage ou le plombier de venir chez toi ou pour la visite qui veut venir dîner chez toi le midi; tu ne peux pas mettre ta voiture dans la rue l'hiver quand tu attends le déneigeur. Tu es comme dans un stationnement de centre commercial», plaide le conseiller municipal.

«On a des problèmes de stationnement considérables autour de l'Université, du Cégep et du Pavillon Sainte-Marie», dit-il. «Et on n'est pas la seule Ville à intervenir.»

Depuis quelques mois, ajoute M. Noël, Trois-Rivières a réussi «à développer un contact assez positif avec les gens de l'Université. Les problèmes ne sont pas réglés. Ils sont encore considérables, mais l'écoute est bonne. J'ai le sentiment qu'ils sont conscients de ce qu'on leur dit.»

Mais il semble que présentement, c'est avec le Cégep qu'il y ait «le moins d'ouverture», dit-il.

«La responsabilité est au Cégep et à l'Université, pas à la Ville», plaide de son côté le conseiller André Noël. «C'est leur clientèle.»

Selon une analyse réalisée conjointement par l'UQTR et la Ville, plusieurs centaines d'espaces de stationnement sont vides chaque jour sur la campus, indique M. Noël. L'UQTR a d'ailleurs octroyé de nouveaux permis de stationnement, récemment, afin de maximiser l'utilisation des espaces. Malgré tout, «le soir, essentiellement, le campus est vide et les gens sont dans la rue», fait-il remarquer.

Le conseiller municipal tient à faire valoir que les échanges à ce sujet avec l'Université sont bons. «Ils sont ouverts et on chemine», dit-il.

Du côté du Cégep, «c'est plus difficile. Je sais que le Cégep a moins d'espace. Ils sont plus coincés, je suis conscient de ça, excepté que la discussion est beaucoup plus difficile. Il semble qu'il y ait beaucoup moins d'ouverture. À l'Université, ils ont convenu avec nous qu'il y avait un problème dans les rues, ce que le Cégep ne fait pas», résume André Noël. «Je ne veux pas jeter de pierre. J'ai toujours espoir qu'à un moment donné, ça va débloquer.»

«Certains citoyens peuvent trouver ça désagréable, mais il reste que la rue appartient à tout le monde», réitère Réjean Paquet.

«On a étudié différentes pistes de solutions», indique-t-il, en ajoutant qu'une analyse de 1000 pages a été produite. «On avait un projet, on a fait des pourparlers avec Hydro-Québec. On aurait peut-être eu un projet d'organiser un stationnement sous les pylônes électriques sur la rue Des Chenaux.

Et c'est sûr que du côté du Collège, on n'a pas les moyens financiers adéquats qui nous permettraient d'investir dans l'aménagement d'un stationnement de ce genre-là. On a eu des pourparlers avec la Ville, mais elle n'est pas prête à investir des sous non plus là-dedans. Le projet est donc sur la glace», explique le porte-parole du Cégep.

En attendant, «les autos sont là. On ne peut pas les faire disparaître du jour au lendemain», plaide-t-il.

Ils ont de l'espace à l'Université. Au Cégep, il y en a aussi. Les institutions, à Sherbrooke, ont une entente avec la Ville et il y a des frais obligatoires parmi les frais d'inscription à l'Université et chaque étudiant a une vignette chaque mois pour prendre l'autobus», plaide-t-il.

«En 2010, j'avais un projet sur la table qui ressemblait à Sherbrooke, mais l'association étudiante n'a pas voulu embarquer», indique M. Paquet. Le projet vient toutefois d'être relancé et les étudiants doivent se prononcer aujourd'hui même en assemblée générale, dit-il.

Mais pour inciter les étudiants à venir à pied ou en vélo au Cégep, estime M. Paquet, il faudrait que les trottoirs qui y mènent soient déneigés en priorité par la Ville et que les pistes pour les vélos soient sécurisés, ce qui ne serait pas le cas, selon lui.

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