Des travaux qui agacent à Trois-Rivières

Le propriétaire du Club de curling de Trois-Rivières,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le propriétaire du Club de curling de Trois-Rivières, Marc Gélinas, estime que la Ville aurait pu choisir un autre moment que pendant la saison de curling pour réaliser des travaux devant son commerce.

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(Trois-Rivières) Le propriétaire du Club de curling de Trois-Rivières, Marc Gélinas, digère bien mal que la Ville de Trois-Rivières s'apprête à effectuer des travaux sur les conduites du réseau d'aqueduc, à compter de lundi prochain, alors que la saison de curling vient à peine de prendre son envol.

Comme son commerce est fermé d'avril à septembre, M. Gélinas se demande pourquoi l'administration municipale a attendu que sa «haute saison» soit amorcée pour procéder à ces travaux qui entraîneront la fermeture d'une portion de la rue au lieu de les effectuer pendant que le commerce n'était pas en opération.

«À chaque semaine, ce sont 688 personnes qui viennent jouer au curling en plus d'une cinquantaine d'autres qui viennent à l'école de curling le samedi matin. Je trouve ça un peu aberrant que la Ville fasse ça en pleine période d'opération. C'est un manque de considération», dénonce celui qui a fait l'acquisition de cette institution sportive il y a six ans.

En revanche, la Ville se défend bien de vouloir causer du tort à ce club de curling ayant pignon sur la rue Sainte-Ursule depuis 1875. Le porte-parole Yvan Toutant indique simplement que la Ville devait attendre l'approbation du gouvernement du Québec puisque le projet est financé par le retour vers les municipalités de la taxe fédérale d'accise sur l'essence.

«Tout d'abord, le propriétaire du club de curling ne contrôlera pas nos horaires de travail. Deuxièmement, si on avait fait les travaux avant l'approbation, on n'aurait pas eu accès à ces montants», note-t-il.

Prévus pour une durée de dix jours, les travaux permettront notamment la mise aux normes du réseau desservant les bornes-fontaines et les résidences du secteur.

«Les travaux vont permettre au service d'incendie de bénéficier d'une pression plus forte sur le réseau et les résidents vont également en profiter», indique M. Toutant, tout en prenant soin de préciser que les immeubles du secteur ne seront pas privés d'eau pendant la durée des travaux.

Outre le désagrément causé par les travaux qui réduiront considérablement l'espace de stationnement à proximité du club de curling, le propriétaire craint également que la machinerie utilisée finisse par fissurer les glaces à l'intérieur de la bâtisse.

«J'ai peur que les vibrations brisent mes glaces de curling. Si jamais ça brise les tuyaux du système de refroidissement, ça représente au moins un mois d'arrêt complet pour tout réparer et refaire les glaces», dit M. Gélinas.

«Tiré par les cheveux»

À la Ville de Trois-Rivières, le porte-parole est loin de partager ces craintes. «Ça me surprendrait énormément que ça vibre à un tel point que ça brise les glaces du club de curling. Ce sont des craintes non fondées et c'est tiré par les cheveux», tranche M. Toutant.

Par ailleurs, Yvan Toutant souligne que la Ville ne peut pas commencer à se faire dicter l'horaire de ses travaux par les commerçants.

À titre d'exemple, il cite le chantier du boulevard Parent qui a paralysé le secteur pendant plusieurs semaines, causant ainsi des désagréments à certains commerçants. «Dans leur cas, ça avait duré tout l'été alors que dans le cas du curling, on parle d'une dizaine de jours de travaux, au maximum.»

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