Le Havre se prépare pour les rudes froids d'hiver

Le Centre Le Havre a été particulièrement achalandé...

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Le Centre Le Havre a été particulièrement achalandé durant la période estivale. Il se prépare maintenant aux rudes mois d'hiver.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si la période estivale a été particulièrement chargée pour le Centre Le Havre de Trois-Rivières, les intervenants poussent un soupir de soulagement. Même s'ils ont dû, pour une troisième année consécutive, dresser des tentes dans la cour arrière de l'organisme pour répondre à la demande d'hébergement des personnes sans domicile fixe, la période la plus achalandée de l'année vient de s'achever. Maintenant, il s'agit de préparer le terrain en prévision des rudes mois d'hiver.

«Les gens ont tendance à croire qu'on reçoit plus de demandes en hiver, mais c'est l'inverse. Nos plus gros mois sont juin, juillet et août, où le taux d'occupation dépasse 100 %. Lorsqu'il fait beau dehors, l'être humain a tendance à plus sortir. Ainsi, pour un noyau de personnes, il est plus facile de vivre à l'extérieur l'été, donc l'idée de s'accrocher à un logement est moins forte», croit le directeur des services professionnels du Centre Le Havre, Dany Lacroix.

Au fil de l'été, certaines personnes se sont donc butées à une porte close, faute de place pour les recevoir. «Mais il n'y a pas de black list, précise M. Lacroix. Si notre service ne peut pas aider la personne, il y a toujours une responsabilité de l'intervenant d'offrir quelque chose.»

«Nos trois tentes ont été pleines tout l'été», renchérit-il, en ajoutant que ces abris de fortune peuvent également être utilisés comme outil d'intervention clinique. «Certaines personnes sont incapables de vivre en communauté à l'intérieur de nos murs, explosant ou faisant exploser les autres. Elles sont donc bien contentes d'être un peu plus à l'écart, tout en ayant accès aux services comme les autres. Évidemment, ça demande une adaptation de la part de nos intervenants.»

«Cet été nous avons survécu, c'est tout le temps une zone de turbulences», ajoute M. Lacroix. Avec l'apparition des couleurs automnales, annonciatrices des nuits plus fraîches et des premiers flocons, le centre de la rue Brébeuf, fier de ses vingt-deux lits, compte sur le développement et la consolidation de son réseau de partenaires pour répondre aux besoins des personnes en situation de rupture sociale.

«Des mesures exceptionnelles peuvent être prises au besoin et il faut développer nos partenariats. L'hiver, nous sommes appelés à référer des gens vers d'autres organismes qui acceptent de dépanner tout en respectant leur mission première. On réfère un peu plus, car dans le contexte hivernal, c'est difficile de dire non à quelqu'un sans lui offrir de service», reconnaît M. Lacroix.

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