Un autre ultimatum à Denis Despins

Denis Despins devant l'église Saint-Philippe.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Denis Despins devant l'église Saint-Philippe.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Un autre ultimatum est lancé à Denis Despins. Après que la Cour supérieure du Québec l'eut sommé d'amorcer la démolition de l'église Saint-Philippe d'ici la fin du mois d'octobre, la Ville de Trois-Rivières le relance à propos de ses taxes municipales impayées depuis trois ans.

En date de vendredi, la compagnie Excavation Ovila Despins doit 18 151,52 $ en arrérages de taxes et intérêts pour les années 2012, 2013 et 2014. La date du 11 novembre a été fixée par l'administration trifluvienne pour qu'il paie au moins la valeur d'une année de taxation. Sinon, la propropriété sera mise aux enchères.

«Ce que M. Despins a reçu comme lettre, tous ceux qui arrivent à leur troisième année de non-paiement de taxes l'ont aussi reçue. S'il ne paie pas une année de taxes, on va vendre sa propriété et la Ville va se rembourser», mentionne Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières.

Denis Despins se demande toutefois pourquoi la Ville de Trois-Rivières a fixé la date au 11 novembre, sachant très bien que l'église Saint-Philippe est visée par une ordonnance de démolition de la Cour supérieure.

«Je trouve ça curieux. C'est spécial de voir que Trois-Rivières est allée en cour pour obtenir le droit de démolir l'église et qu'après, ils ont l'air d'avoir changé leur fusil d'épaule. Si la Cour ordonne la démolition dans les 30 jours, qu'est-ce qui sera à vendre le 11 novembre? Trois-Rivières ne respectera pas le document de la cour si l'église est encore debout le 11 novembre. Si les taxes ne sont pas payées, l'église va être vendue le 11 novembre. C'est pour couvrir Olymbec», raconte M. Despins, qui croit que si la Ville agit ainsi, il y a un risque que l'église ne soit pas démolie avant l'hiver, reléguant aux oubliettes la question de la sécurité du voisinage plaidée en cour.

Cette appréciation du dossier est rejetée du revers de la main par Yvan Toutant. Ce dernier indique que la date du 11 novembre a été déterminée par le service financier de l'hôtel de ville. Ce service ne s'arrête pas à l'identité des propriétaires des immeubles dont les taxes ne sont pas payées. Mais cela n'empêche en rien Trois-Rivières d'amorcer les travaux de démolition en novembre, si jamais Denis Despins ne respecte pas l'ordonnance de la cour.

«Les travaux vont être lancés, assure M. Toutant. On ne pourra pas saisir une église démolie, mais on peut saisir le terrain et le vendre. Et c'est ce qu'on va faire. On va le vendre à un promoteur et on va retirer les taxes des logements qui seront construits. La Ville n'a signé aucune entente avec personne dans ce dossier. Si on le saisit, le terrain sera offert à tout le monde, pas uniquement à Olymbec. Ça ne veut pas dire qu'Olymbec ne pourra pas avoir le terrain. Mais ça pourrait aussi être quelqu'un d'autre.»

En décembre 2013, Denis Despins avait déboursé environ 10 500 $ qu'il devait sur les 22 903,97 $ en arrérages de taxes accumulés en trois ans. Ce montant équivalait au compte de taxes de 2011.

M. Despins n'a pas encore pris de décision concernant ce nouvel avis.

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