Pour la protection de l'arrondissement historique de Trois-Rivières

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Le plan de conservation du site patrimonial de Trois-Rivières est dévoilé.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La ministre de la Culture et des Communications, Hélène David, a profité de sa visite à Trois-Rivières le samedi 27 septembre pour procéder au lancement du plan de conservation du site patrimonial de Trois-Rivières, rédigé à la suite d'une consultation publique tenue en janvier dernier.

L'élaboration de ce document découle de l'entrée en vigueur de la Loi sur le patrimoine culturel de 2012. Le site patrimonial de Trois-Rivières est le second, après celui de Sillery, à se doter d'un tel plan visant la protection de sa valeur historique, urbanistique, architecturale et archéologique. L'arrondissement historique de Trois-Rivières figure parmi les douze territoires déclarés sites patrimoniaux par le Ministère.

Le plan de conservation trace un portrait du site en rappelant l'histoire, de l'époque amérindienne à la période contemporaine, et en décrivant les caractéristiques. Le cadre naturel, le réseau viaire, le cadre bâti, les qualités visuelles et le patrimoine archéologique y sont entre autres décrits, pour ensuite faire l'objet d'orientations pour leur protection, leur mise en valeur et leur transmission.

«C'est un bel outil de connaissance, de sensibilisation et de diffusion. On y trouve une belle caractérisation historique et architecturale du site, qui confirme le fondement de l'intérêt face à ce quartier», commente Marc-André Godin, coordonnateur à la gestion des programmes et des projets de développement à la Ville de Trois-Rivières.

Plus concrètement, M. Godin rappelle que ce document «permet de donner des balises quant aux travaux d'aménagement ou de rénovation. C'est un cadre de référence qui facilitera de beaucoup les échanges à la fois entre les citoyens et le Ministère, entre les citoyens et la Ville et entre le Ministère et la Ville».

Comme on le sait, les propriétaires qui désirent effectuer quelque modification que ce soit à leur propriété «classée» doivent se conformer à certains règlements et obtenir divers permis, autant du côté du ministère de la Culture que de la Ville de Trois-Rivières.

Les orientations du plan de conservation parlent entre autres des matériaux à privilégier pour les murs extérieurs, les ouvertures et les toitures, et suggèrent des éléments en lien avec l'aménagement de clôtures, de haies et d'espaces de stationnement; la question de l'affichage est aussi évoquée.

Une démarche de consultation publique avait été menée en janvier 2014 pour permettre aux citoyens ou tout intervenant concerné d'émettre des avis ou des suggestions en vue de l'élaboration du plan. Quelques voix s'étaient alors fait entendre pour plaider en faveur d'un agrandissement du périmètre du site. Ces considérations n'ont pas été retenues.

Le directeur général du Collège Marie-de-l'Incarnation, Réjean Lemay, avait notamment dénoncé l'exclusion du périmètre protégé de certains bâtiments de l'école. Le site patrimonial comprend le monastère des Ursulines, mais exclut le pensionnat de pierres de 1836, le pensionnat à tourelles de 1882 et l'École normale de 1908. Soeur Yvette Isabelle et Guy Vachon, du comité Avenir pour le monastère des Ursulines, avaient aussi partagé cet avis.

Le classement des bâtisses élargirait le soutien financier pour assurer l'entretien extérieur des bâtisses. Devant la perspective que l'aire du site patrimonial ne soit pas agrandie, le directeur du CMI a formulé en juin une demande de classification des trois bâtiments susnommés et attend une réponse du Ministère.

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