C'est la fin pour Force 3R

Richard Saint-Germain, chef de Force 3R, avait recueilli... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Richard Saint-Germain, chef de Force 3R, avait recueilli seulement 2,2 % des voix dans la course à la mairie de Trois-Rivières lors des élections municipales de novembre 2013.

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(Trois-Rivières) Le parti municipal trifluvien Force 3R n'est plus. Le chef du parti municipal, l'ex-candidat à la mairie Richard Saint-Germain, a demandé la semaine dernière au directeur général des élections du Québec de retirer son autorisation au parti. Une décision qui a été appuyée à l'unanimité par le conseil d'administration du parti, a-t-il fait savoir.

Selon M. Saint-Germain, l'équipe avait eu le temps de voir venir le coup, alors que la décision avait déjà été prise en mars dernier. «Nous avions convenu qu'on laissait tomber. Il n'y avait visiblement pas de relève pour le parti et l'équipe était fatiguée. Mais nous voulions faire les choses de façon ordonnée et bien fermer nos livres avant d'officialiser le tout», explique le chef du défunt parti.

Fondé il y a cinq ans, le parti municipal avait présenté un candidat à la mairie à l'élection municipale de l'automne 2009, André Carle. Ce dernier avait recueilli 45 % des voix contre 55 % pour le maire Yves Lévesque.

À l'automne 2013, le parti faisait le pari de présenter des candidats dans dix des seize districts électoraux en plus d'un candidat à la mairie, Richard Saint-Germain. Or, aucun candidat n'avait réussi à se faire élire, et M. Saint-Germain avait terminé en cinquième position sur six candidats, avec 2,2 % du vote.

Cette défaite aura notamment été déterminante dans l'avenir du parti, mentionne M. Saint-Germain. «Ça a toujours été agréable car nous avons animé la vie politique pendant cinq ans. Mais à quoi bon maintenir un engouement si les gens n'en veulent pas?», se demande l'ex-candidat à la mairie.

Ce dernier explique avoir mené un parti politique d'idées et de valeurs, et avait voulu éviter de se positionner comme «pro-Lévesque» ou «anti-Lévesque», mais croit que la population ne s'intéresse pas aux véritables enjeux.

«La population semble peu intéressée ou pas motivée à comprendre. De plus en plus, en politique, on voit des journalistes et des comédiens se faire élire. Pourquoi? Parce qu'on les connaît. On ne s'intéresse plus aux idées alors à quoi bon faire campagne pour se faire connaître», mentionne-t-il.

Toutefois, avec la dissolution du Groupe des sept aux dernières élections et la disparition du parti politique, Richard Saint-Germain s'inquiète de la santé démocratique à Trois-Rivières dans les prochaines années.

«Il n'y a plus d'opposition organisée pour poser des questions ou analyser les dossiers. La parole est au maire et c'est tout. Désormais, ce sont des groupes communautaires ou des regroupements citoyens sans ressources qui s'activent, comme nous l'avons vu avec le dossier de la fluoration de l'eau potable», constate M. Saint-Germain.

Ce dernier ferme donc les livres du parti politique, mais ne ferme pas la porte à un éventuel retour en politique par lui-même. «Ça a été une belle aventure, et j'ai toujours pensé que je servirais le peuple, pas par appât du gain mais pour des idées. J'ai essayé cette fois, la réponse a été claire. Mais dans d'autres circonstances, il n'est pas impossible que je tente encore ma chance. Je ne fermerai jamais la porte», confie-t-il.

André Carle

Appelé à réagir à cette annonce, l'ancien candidat à la mairie en 2009, André Carle, s'est dit peu surpris, lui qui s'était distancé du parti lors de la campagne électorale de 2013. M. Carle croit d'ailleurs que de mauvaises décisions ont été prises au cours de cette campagne par le parti, divisant les forces d'opposition.

«L'opposition s'est divisée au lieu de se rassembler. Si ce qu'on voulait, c'était du changement, il fallait faire ce qu'il fallait pour gagner et se rassembler derrière le candidat qui avait le plus de chances de nous mener vers la victoire», lance-t-il en faisant référence à l'ex-candidate Sylvie Tardif, qu'il avait appuyée durant la campagne. M. Carle salue la force de regroupement qu'un parti politique peut apporter, mais doute de la pertinence de l'existence d'un tel parti dans le paysage politique trifluvien. «La bonne volonté des gens peut tout aussi faire le travail», croit-il.

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