Jeannot Lemieux se dit «plus disponible que la plupart de mes collègues»

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«Si on juge juste par les chiffres, on peut en dire bien des affaires. La vérité, c'est que je suis probablement l'élu le plus disponible autour de la table du conseil.»

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François Bélisle

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Le conseiller du district des Vieilles-Forges, Jeannot Lemieux, est peut-être loin d'avoir la note parfaite sur son bulletin de présences, mais il met au défi quiconque de lui reprocher son manque de disponibilité pour ses citoyens. Appelé à commenter les résultats de la compilation, M. Lemieux n'a pas caché qu'il était agacé de l'exercice, et qu'il souhaitait qu'on regarde au-delà des chiffres.

L'hiver dernier, M. Lemieux a quitté le Québec pendant deux mois et une semaine pour aller à son condo en Floride, un voyage qu'il fait à chaque année et, prévient-il, qu'il refera encore cette année. En tout, depuis le début de son mandat, il aura été absent de cinq séances du conseil municipal, soit trois séances ordinaires et deux extraordinaires, et aura assisté à 50 % des rencontres de groupe de travail auxquels il est assigné.

«Même à distance, j'ai été disponible pour mon monde. J'ai un téléphone au condo et un cellulaire avec un forfait exprès pour ça, en plus d'Internet haute vitesse. J'ai réglé bien des problèmes très rapidement. Je me souviens d'une dame qui m'avait appelé pour me dire que sa rue n'avait pas été déneigée. En moins d'une heure tout était réglé, et ça a été réglé depuis la Floride», se défend-il.

Par ailleurs, le conseiller explique qu'après son retour de Floride, il a aussi mis les bouchées doubles pour se remettre dans les dossiers, et a même assisté à des rencontres de groupes de travail auxquels il n'était pas assigné, comme le comité consultatif d'urbanisme, pour venir apporter sa collaboration.

«Je suis certain que les citoyens aiment mieux un gars comme moi, à la retraite et disponible 365 jours par année qu'un élu qui doit travailler 40 heures par semaine et qui n'est là qu'à moitié. Je suis plus disponible que la plupart de mes collègues», martèle-t-il.

Une période d'adaptation pour François Bélisle

Pour sa part, le conseiller municipal de Pointe-du-Lac, François Bélisle, convient que l'adaptation à son nouveau rôle d'élu, conjuguée à sa pratique en droit familial et à la naissance d'un nouveau bébé en 2014, aura été un apprentissage plus ardu que prévu. Ses deux seules absences au conseil municipal sur 21 séances l'auront été pour accueillir son nouveau bébé, mais les absences plus nombreuses pour les comités de travail (12 sur 32 rencontres) sont évidemment attribuables au manque de flexibilité de son agenda et de celui de ces comités.

Il a d'ailleurs accepté récemment de laisser sa place au comité consultatif d'urbanisme puisqu'il n'était pas en mesure de remplir correctement son mandat.

«Les réunions étaient le matin, alors que je me retrouve souvent à avoir de la cour le matin dans ma pratique. J'ai essayé de voir si on ne pouvait pas déplacer les réunions, mais ça a été une fin de non-recevoir. Ça me déçoit beaucoup puisque j'étais heureux de m'impliquer dans un comité aussi stratégique. J'en mange, de l'urbanisme. Mais un moment donné, je n'ai plus le choix. Je suis pratiquement rendu à travailler près de 100 heures par semaine», fait-il savoir.

M. Bélisle déplore d'ailleurs le manque de flexibilité de ces groupes de travail pour les gens qui ont une vie professionnelle. «Je regarde les groupes de travail qui sont présidés par des gens avec un emploi, les réunions ont lieu le midi. Pourquoi ça ne pourrait pas fonctionner aussi dans ce cas-ci», se demande-t-il.

François Bélisle s'attribue lui-même une note de 6,5 sur 10 pour sa première année comme conseiller, et dit vouloir tout faire pour s'ajuster au cours des prochains mois. «J'ai encore des croûtes à manger, mais je vais m'ajuster. J'envie mes collègues à la retraite, car moi aussi j'aurais envie de tout faire. Mais je ne regrette pas d'être allé en politique, loin de là. Il faut aussi montrer que les jeunes peuvent s'impliquer, que c'est faisable», croit-il.

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