Église Saint-Philippe: Lévesque refuse de rencontrer Despins

Denis Despins devant l'église Saint-Philippe.... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Denis Despins devant l'église Saint-Philippe.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

La volonté de Denis Despins de rencontrer Yves Lévesque ne se réalisera pas. Le maire de Trois-Rivières refuse de discuter de l'église Saint-Philippe avec le président d'Excavation Ovila Despins et n'a que faire des menaces de ce dernier: s'il ne réussit pas à le rencontrer, Denis Despins songe à faire appel à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) pour dénoncer ce dossier qu'il considère comme étant douteux.

Quelques heures après avoir appris que la Cour supérieure lui ordonne de démolir l'église Saint-Philippe d'ici la fin du mois d'octobre, M. Despins assure qu'il ne lâchera pas le morceau.

«Je demande de rencontrer M. Lévesque pour lui montrer les documents notariés que j'ai en main. Tout est écrit comme quoi l'argent d'Olymbec n'a pas été déposé. Mais où est Olymbec dans ce dossier? Trois-Rivières protège Olymbec. Est-ce que le maire Lévesque est rendu le porte-parole d'Olymbec? Ça regarde pour ça même si c'est un dossier privé. Elle n'est pas démolie, cette église-là. C'est loin d'être réglé.»

Yves Lévesque croit justement que le dossier est réglé. Le maire de Trois-Rivières se fie au jugement prononcé par la Cour supérieure et assure que jamais il ne rencontrera Denis Despins.

«On a eu plusieurs rencontres dans le passé avec Denis Despins et ça n'a rien donné. On n'est plus au temps des rencontres. Il y a un jugement. On va l'appliquer.»

Pour ce qui est de la menace lancée par Denis Despins de faire appel à l'UPAC, Yves Lévesque se demande pourquoi ce dernier n'a pas fait valoir son opinion lors de l'audition de la cause entre la Ville de Trois-Rivières et Excavation Ovila Despins qui a eu lieu vendredi dernier au palais de justice de Trois-Rivières.

«La collusion? Il aurait dû le dire à la juge! Ce gars-là n'a aucune crédibilité», dit le maire.

Denis Despins affirme avoir été invité par des représentants de la Ville de Trois-Rivières hier matin afin de discuter du dossier. Trois-Rivières aurait fait une offre monétaire pour acheter sa propriété.

«Ils veulent sauver du temps (le délai accordé par la Cour supérieure est de 30 jours) et veulent prendre le terrain pour le revendre à Olymbec pour protéger le gros payeur de taxes», assure M. Despins, qui considère le tout comme étant une autre preuve de la «clique» qui unit la Ville et Olymbec.

À l'hôtel de ville de Trois-Rivières, on ne nie pas que des discussions aient pu avoir lieu entre les deux parties pour faire avancer le dossier. Mais la Ville ne versera aucune somme à Denis Despins.

«Il n'est pas question qu'on donne une cenne, clame Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. C'est lui qui nous doit de l'argent avec deux ans d'arrérages de taxes. Denis Despins peut dire ce qu'il veut. Le dossier est en partie réglé avec la décision de la cour. Éventuellement, il nous paiera la démolition ou on saisira le terrain.»

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