Catherine Dufresne veut un moratoire sur la construction du colisée

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De gauche à droite: Catherine Dufresne, candidate à la mairie de Trois-Rivières, Hilda Solis, victime de la pyrrhotite et Yvon Boivin, porte-parole de la Coalition Proprio-Béton.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La candidate à la mairie de Trois-Rivières Catherine Dufresne entend imposer un moratoire sur la construction du nouveau colisée si elle est élue.

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Un début d'incendie s'est déclaré dans une maison atteinte par la pyrrhotite juste avant le début de la conférence de presse, ce qui a à nouveau vivement fait réagir la Coalition Proprio-Béton.

Photo: Émilie O'Connor

Réagissant au rapport de la vérificatrice générale, Mme Dufresne estime qu'il faut «revoir nos modes de fonctionnement, nos façons de gérer et nos systèmes de contrôle», dit-elle.

La candidate a tenu sa conférence de presse, jeudi, près de la maison d'une victime de la pyrrhotite. À ce sujet, l'aspirante mairesse estime qu'étant donné l'ampleur de la catastrophe de la pyrrhotite à Trois-Rivières, la construction du colisée «n'est pas prioritaire pour l'instant» et qu'il faut plutôt «remettre nos familles dans leurs maisons», c'est-à-dire mettre l'accent sur l'aide aux victimes.

Mme Dufresne voulait au départ s'adresser aux médias dans la cuisine de la propriétaire d'une maison en réparation, celle de Hilda Solis de la rue Gilles-Lupien. Une coïncidence a toutefois voulu qu'un début d'incendie se déclare dans la maison quelques instants avant le début de son point de presse.

Des étincelles se sont en effet propagées au bâtiment lorsque des ouvriers travaillant sous la maison ont scié des tiges de métal. Le feu, rapidement circonscrit, a fait heureusement peu de dommages.

Les policiers ainsi qu'un camion d'incendie se sont en effet déplacés immédiatement sur les lieux pour maîtriser la situation. Un électricien a aussi procédé à des vérifications pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'un problème d'origine électrique, indique la porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières, Carole Arbelot.

Le porte-parole de la Coalition Proprio-Béton, Yvon Boivin, était sur place pour assister à la conférence de presse. Témoin de l'incident, il a vivement réagi. «On va demander au gouvernement qu'il adopte une mesure pour que les plans de garantie relogent les gens durant les travaux et qu'ils ne laissent plus les victimes sur les chantiers», dit-il, visiblement en colère.

Il s'agit en effet du deuxième incident en moins de deux semaines sur un chantier relié à la pyrrhotite. Le 25 août dernier, rappelons-le, une femme a fait une chute de quatre mètres lorsque l'escalier temporaire installé devant sa porte d'entrée a cédé sous son poids.

«On était à l'intérieur et on a entendu crier: Sortez! Sortez!», raconte Mme Solis qui a décidé de ne plus vivre dans sa maison parce qu'elle ne s'y sentait déjà pas en sécurité. «La maison bouge», dit-elle. «Je viens du Mexique et j'ai vécu beaucoup de tremblements de terre et ça me fait penser à ça», dit-elle.

Catherine Dufresne n'a donc pas eu le choix de tenir sa conférence de presse dans la rue. Elle raconte avoir posé des questions au conseil municipal, cette semaine, au sujet de la résolution sur l'aide financière de 35 000 $ accordée à la Coalition Proprio-Béton il y a quelques jours. «On n'a pas assisté aux décisions et j'ai questionné à savoir pourquoi 35 000 $. Ce que j'ai pu comprendre, c'est que c'était une directive de M. (Yves) Lévesque de plafonner à 35 000 $», dit-elle.

«Moi, je ne me contente pas de 35 000 $ pour des gens qui sont affectés par la pyrrhotite», dit-elle. «Je suis d'avis que la Ville doit aller beaucoup plus loin dans son aide», a déclaré la candidate.

Mme Dufresne entend prendre le leadership de ce dossier et «aller frapper aux portes. Et c'est ce qu'on n'a pas vu dans les dernières années», dit-elle. «C'est à la municipalité d'aller frapper à la porte du gouvernement du Québec et au fédéral», estime-t-elle.

On se rappellera que, jusqu'à présent, le gouvernement fédéral a refusé toute implication financière dans le drame de la pyrrhotite.Catherine Dufresne veut aussi déterminer combien de maisons exactement sont touchées par la pyrrhotite afin de dessiner une fois pour toutes un portrait clair de la situation.

Elle estime qu'il faudra être armé de cette importante donnée pour aller chercher l'aide gouvernementale nécessaire. Pour cela, des tests de pyrrhotite devront être systématiquement effectués à toutes les maisons construites entre 1996 et 2008, prévoit-elle.

Mme Dufresne a aussi mentionné qu'il serait intéressant d'élargir le territoire de la Coalition à toute la région et d'y faire contribuer toutes les municipalités touchées par le drame.

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