Entente hors cour avec Dubé et Lamarre: 125 000 $ chacun

Steve Dubé et Alain Lamarre accepteraient d'abandonner la... (Photo: Archives, Olivier Croteau)

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Steve Dubé et Alain Lamarre accepteraient d'abandonner la poursuite de 1,7 million $ qu'ils ont intentée contre la Ville de Trois-Rivières et les autres défendeurs, en retour d'un montant de 125 000 $ chacun.

Photo: Archives, Olivier Croteau

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour 125 000 $ chacun, Steve Dubé et Alain Lamarre accepteraient d'abandonner la poursuite de 1,7 million $ qu'ils ont intentée contre la Ville de Trois-Rivières, la Corporation de l'Amphithéâtre, la vérificatrice générale Andrée Cossette et sept conseillers municipaux trifluviens. Un projet de résolution a été présenté lundi aux membres du conseil municipal et celui-ci devrait se prononcer celui-ci lors de l'assemblée publique du 4 février.

Bien que le maire et les conseillers du Groupe des sept n'aient pas voulu divulguer le montant rattaché au projet d'entente hors cour, Le Nouvelliste a appris qu'il s'agit d'un montant de 250 000 $ qui serait partagé à parts égales entre les deux demandeurs, donc 125 000 $ chacun.

L'entente signifierait l'abandon des procédures et précise aussi qu'elle ne constitue pas une admission de faute ou de responsabilité de part et d'autre.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a de nouveau entonné le refrain selon lequel il faut à ce moment-ci considérer les coûts à venir dans cette affaire. Déjà, plus de 300 000 $ ont été engloutis en honoraires d'avocats dans le dossier de la poursuite intentée par les deux ex-dirigeants des Fêtes du 375e de Trois-Rivières. Le maire estime qu'il en coûtera encore entre 500 000 $ et 600 000$ si les parties se rendent en procès.

«La proposition qui est sur la table est assortie d'un montant beaucoup moindre que ce que ça peut nous coûter pour la suite des choses. Il ne faut pas oublier que la Ville paye non seulement pour sa propre défense, mais aussi pour celle des neuf autres défendeurs: la Corporation de l'Amphithéâtre, la vérificatrice générale et les membres du Groupe des sept, visés individuellement par la poursuite en dommages et intérêts pour atteinte à la réputation.

«La seule question qu'il faut que les membres du conseil se posent, à ce moment-ci, c'est que si c'était leur argent, quelle décision prendraient-ils? On a déjà payé beaucoup en frais juridiques et on sait qu'il y en a encore beaucoup à venir. Un moment donné, il faut se poser la question et déterminer si on va plus loin et qu'on fait payer le citoyen pour ça», explique Yves Lévesque. Selon lui, la décision à prendre est purement économique.

Or, du côté du Groupe des sept, on croit plutôt que la décision est hautement politique.

«On n'a même pas eu le texte de l'entente. Tout ce qu'on a eu, c'est un projet de résolution», déplore le conseiller André Noël, lui-même visé par la poursuite. Selon lui, il serait beaucoup plus pertinent que les procureurs des parties impliquées se parlent entre eux pour voir la validité d'un tel projet d'entente et voir de quelle façon celui-ci pourrait satisfaire l'ensemble des parties au dossier.

Les conseillers du Groupe des sept ont assisté hier après-midi à la présentation faite par le président de la Corporation de l'Amphithéâtre, Roger Picard, et le trésorier Richard Wilson. Ils ne sont toutefois pas intervenus et préfèrent ne pas commenter le contenu de ce projet d'entente.

André Noël a simplement rappelé que la question qui se pose, pour lui et ses collègues du Groupe des sept, en est une de principe. «Nos procureurs nous confirment qu'on n'a pas commis de faute et qu'on n'a fait que notre travail de conseillers, contrairement à ce que les demandeurs prétendent dans leur poursuite», a-t-il indiqué.

Pas de départ pour Dubé

Le projet de règlement hors cour ne prévoit pas de dispositions pour mettre fin au lien d'emploi de Steve Dubé, qui occupe toujours le poste de directeur général de la Corporation de l'Amphithéâtre. «C'est un autre dossier complètement», tranche le maire.

Celui-ci indique qu'il aurait été possible d'inclure des dispositions concernant le départ de Steve Dubé - son collègue Alain Lamarre a déjà quitté de lui-même pour un autre emploi à Montréal - mais il ne l'a pas fait ni souhaité. «Ça aurait eu un impact à la hausse sur le montant qu'on verserait. Et je n'aurais pas pu défendre une telle compensation pour justifier le départ de Steve Dubé avant la fin de son contrat, qui se termine en décembre 2014. Il n'y a aucune tache à son dossier», remarque le maire.

Mais dans les faits, la Ville cherche toujours un gestionnaire privé pour prendre en charge la gestion de l'amphithéâtre. Dans un tel cas, il y a lieu de penser que c'est toute une restructuration qui attendrait la Corporation de l'Amphithéâtre telle qu'on la connaît. Et peut-être bien qu'un directeur général ne serait alors plus nécessaire.

«On veut passer à autre chose»

La conseillère Monique Leclerc, qui siège au c.a. de la Corporation de l'Amphithéâtre, croit qu'il faut fermer ce dossier et que la conclusion d'une entente hors cour est la meilleure voie à suivre. «C'est un dossier qui traîne depuis trop longtemps et tout ce qui traîne se salit. On veut passer à autre chose», a-t-elle indiqué hier soir.

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