Le Regroupement trifluvien discute avec d'autres acteurs de la scène municipale

Jacques Rheault et Gerry Cliche, cofondateurs du Regroupement... (Photo: François Gervais)

Agrandir

Jacques Rheault et Gerry Cliche, cofondateurs du Regroupement trifluvien, ont une vision très participative de la démocratie municipale. Ils espèrent faire cheminer cette vision, axée sur la consultation de la population, jusqu'à l'intérieur des murs de l'hôtel de ville de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais

Partager

Martin Francoeur
Le Nouvelliste

Le Regroupement trifluvien, cette organisation politique qui tente de se faire une place sur l'échiquier politique municipal à Trois-Rivières, poursuit ses discussions avec d'autres intervenants, élus et non-élus assure-t-on, afin de voir quel pourrait être le positionnement des forces en présence lors de l'élection de novembre. Entre-temps, on s'affaire aussi à préparer une première rencontre publique d'information, qui aura lieu la semaine prochaine.

«Actuellement, on peut dire qu'il y a eu une rencontre informelle entre des personnes intéressées par la politique municipale à Trois-Rivières. La rencontre a permis au Regroupement trifluvien de partager ses valeurs et ses principes. Il y a de bons échanges et c'est très constructif», explique Gerry Cliche, un des deux cofondateurs du Regroupement.

Depuis une dizaine de jours, le Regroupement trifluvien sort de l'ombre et suscite de plus en plus d'intérêt, ne serait-ce que sur les réseaux sociaux, où la fréquentation de la page Facebook de l'organisation a connu une augmentation de la fréquentation. On y affiche d'ailleurs, depuis mercredi, la tenue de la première rencontre d'information, qui aura lieu le mardi 22 janvier à 19 heures, aux locaux de la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, rue Papineau.

L'objectif de cette rencontre, indiquent les cofondateurs, est de lancer une consultation sur «les véritables enjeux qui doivent être traités à Trois-Rivières».

Pour le moment, en effet, il n'est pas vraiment possible de connaître la position du Regroupement trifluvien sur des dossiers comme l'amphithéâtre ou la fluoration de l'eau potable, puisque la pierre d'assise de l'organisme est la consultation systématique de la population sur à peu près tout. La «consultation permanente» et la transparence sont en effet les deux principes fondamentaux du Regroupement trifluvien, principes autour desquels se déploient six valeurs principales.

Cette notion de consultation permanente se traduirait par la mise en place d'un processus continu, fonctionnant aussi bien avant les élections qu'après. Cela permettrait, selon Gerry Cliche, de développer des outils et des mécanismes qui permettraient de voir ce que les citoyens considèrent important, connaître leurs besoins et leurs priorités. Une première étape de consultation devrait mener à la tenue d'un congrès d'orientation au cours duquel les membres pourraient se prononcer d'abord sur l'organisation et sa structure, de même que sur la pertinence de constituer un parti politique en bonne et due forme.

Les deux cofondateurs du Regroupement trifluvien expliquent d'ailleurs, en entrevue au Nouvelliste, que les prochaines semaines et les prochains mois seront déterminants pour l'avenir de cette organisation. Le congrès est prévu d'ici quelques mois. Et la mise en place d'un comité politique, formé de dix-sept représentants - dont un dans chacun des seize districts électoraux de la ville -, devrait permettre de faire le lien avec la population.

S'il se transforme en parti politique, qu'il se trouve un chef qui serait candidat à la mairie et qu'il présente des candidats dans les différents districts, le Regroupement trifluvien entend maintenir une dynamique de vote libre, sans ligne de parti. «La seule considération sera de toujours prendre position en fonction de nos principes et de nos valeurs», insiste Gerry Cliche.

«Arrêtons de donner autant d'importance au chef. Il doit avoir un rôle de leader et de porte-parole. Il n'a pas à imposer ses idées, surtout pas dans une organisation comme celle qu'on est en train de mettre en place et qui se veut ouverte», ajoute-t-il. Les statuts et règlements prévoiraient même un mécanisme de suspension ou de destitution pour un maire élu sous la bannière du Regroupement et qui cesserait d'agir en conformité avec les valeurs du Regroupement trifluvien.

Pour l'instant, il n'y a pas de financement qui fasse vivre l'organisation. Jacques Rheault et Gerry Cliche, tous deux anciens membres actifs de Force 3R, payent les petites dépenses qu'il y a à payer. «Si on devient un parti, on respectera les règles qui touchent le financement des partis politiques», assure M. Cliche. L'adhésion, pour le moment, coûte 5 $ et est renouvelée annuellement, sans frais.

Les deux cofondateurs disent avoir déjà plusieurs noms de personnes intéressées à devenir membres et ont même des discussions avec des personnes intéressées à se porter candidates en vue de l'élection de novembre. Parallèlement à ces discussions, le Regroupement poursuit les échanges avec les autres forces en présence, notamment le Groupe des sept et Force 3R.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer