Manque de soutien pour Moisson Mauricie: Lévesque déçu

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a confirmé... (Photo: Stéphane Lessard)

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a confirmé hier le versement par la Ville de Trois-Rivières d'une aide financière de 52 000 $ à Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. On aperçoit aussi le président du conseil d'administration de cet organisme, Jean-Guy Doucet.

Photo: Stéphane Lessard

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Martin Francoeur
Le Nouvelliste

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, ne cachait pas sa déception, hier matin, de voir que d'autres villes de la région n'avaient pas l'intention d'imiter Trois-Rivières et de fournir une contribution à l'organisme Moisson Mauricie-Centre-du-Québec équivalant à 0,40 $ par citoyen. Il estime que les villes ont un sérieux problème si elles ne sont pas capables d'aider un organisme comme celui-là, dont la mission est régionale.

«Je n'ai pas à dire quoi faire ou comment faire à mes collègues, mais je les invite à aller visiter les installations de Moisson Mauricie et à voir dans quelle situation ces gens-là se trouvent et comment ils répondent aux besoins de plusieurs autres organismes ou tablées populaires», explique Yves Lévesque, pour qui l'idée d'aider Moisson Mauricie-Centre-du-Québec s'est imposée après avoir visité les lieux.

Hier matin, la Ville de Trois-Rivières a confirmé son engagement envers l'organisme. Conformément aux discussions sur le sujet lors de l'étude des crédits budgétaires et de la résolution du conseil qui en a découlé, elle versera une contribution de 52 000 $ à Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. Le maire a indiqué que cette aide était ponctuelle et qu'elle n'avait pas de caractère récurrent. «Mais si je suis encore à la mairie, elle sera récurrente», a-t-il nuancé par la suite.

Le maire insiste sur le fait que si cet organisme n'a pas les moyens d'accomplir son mandat et qu'il doit cesser ses activités, ce serait les villes qui devraient agir pour compenser cette mission. «Si Moisson Mauricie n'est plus là, qui est-ce qui va faire ce travail-là? Et à quel coût? Nous on pense que c'est une bonne affaire de contribuer en donnant 52 000 $», insiste-t-il. «Comme ville, on ne peut pas fermer les yeux aux besoins criants de Moisson Mauricie.»

Selon Yves Lévesque, les maires ne devraient pas craindre l'effet d'entraînement que pourrait générer le versement d'une aide ponctuelle établie au prorata de la population - dans le cas de Trois-Rivières, l'aide de 52 000 $ équivaut à 0,40 $ par citoyen. «On ne s'expose pas vraiment aux récriminations d'autres organismes qui viendraient dire qu'eux aussi veulent le même traitement. Moisson Mauricie est le seul organisme régional à faire de la collecte de denrées et à procéder à une redistribution», plaide-t-il.

Le président du conseil d'administration de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec, Jean-Guy Doucet, était visiblement content et soulagé de l'aide versée par Trois-Rivières. «Nous sommes heureux que le maire et les conseillers municipaux aient compris la situation précaire de notre organisme. Le montant que la Ville nous verse va nous permettre de poursuivre notre mission», remarque-t-il.

M. Doucet ne s'en fait pas trop avec le fait que l'appel du maire Yves Lévesque pour une contribution des villes n'ait pas été entendu. «Je n'ai pas encore rencontré les autres maires, mais je demeure très positif. Parfois, les convaincre d'embarquer, ça peut être un travail de longue haleine. Il faut bien faire comprendre qu'on est un organisme régional et qu'on est en lien direct avec les autres Moissons du Québec», insiste le président.

Hier après-midi, le président rencontrait le maire de Shawinigan, Michel Angers, pour le sensibiliser aux besoins de l'organisme, même si pas plus tard que mardi, lors du budget de la Ville de Shawinigan, le conseil municipal a fermé la porte à une aide per capita comme celle que Trois-Rivières a choisi d'apporter.

L'organisme a aussi interpellé l'Agence régionale de la santé et des services sociaux de même que des représentants de certains ministères pour une aide additionnelle qui lui permettra de maintenir ses activités. Les démarches, selon Jean-Guy Doucet, vont bon train.

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