Des citoyens qui avaient présumé du «déplacement» de la journée fériée de la fête nationale ont eu une mauvaise surprise, lundi, en constatant qu'ils avaient reçu une contravention de 42 $ pour ne pas avoir acquitté les droits de stationnement dans un espace où se trouvait un parcomètre.
«Dans le règlement municipal sur la circulation et le stationnement, les jours fériés sont indiqués clairement. Pour la Saint-Jean-Baptiste et la fête du Canada, ça ne se déplace pas», résume le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant. Selon lui, le fait que certaines personnes étaient en congé vendredi, pour la fête nationale, et que d'autres l'étaient plutôt lundi, rendrait difficile le déplacement d'un férié.
«Je pense que notre règlement est logique et surtout, très clair. On ne souhaite pas se mettre à déplacer des jours fériés statutaires», ajoute le porte-parole. Selon lui, la Ville n'a pas d'autre choix que de le faire respecter comme tel. «On nous accuse de faire du zèle. Je ne pense pas qu'on fasse du zèle. On ne fait qu'appliquer un règlement qui est très clair», insiste-t-il.
Quand on consulte le site web de la Ville pour en savoir plus sur le stationnement et les tarifs concernant les parcomètres, on nous dirige sur le site de la Société de développement commercial de Trois-Rivières, où apparaît aussi une liste des jours fériés. Pour la fête nationale et la fête du Canada, on prend soin de mettre la date exacte entre parenthèses.
«Ce n'est pas comme la fête du Travail, l'Action de grâces ou la Journée des patriotes, pour lesquelles la date change d'année en année. Dans le cas de la fête nationale et de la fête du Canada, ça ne change pas», précise-t-il. Les automobilistes hésitants devraient y voir un avertissement selon lequel la réglementation sera appliquée aussi strictement demain et lundi.
«On veut s'assurer d'éviter les ambiguïtés. Les gens ne doivent pas présumer de la façon qu'on pourrait modifier le règlement ou accommoder la population, de quelque façon que ce soit», ajoute M. Toutant.
Jusqu'à maintenant, le service des requêtes de la Ville de Trois-Rivières n'a reçu aucune demande d'information sur ce sujet précis. Il restera à voir si certains automobilistes fautifs contesteront leur contravention en cour municipale. «C'est leur droit de le faire. Mais notre règlement ne laisse pas beaucoup de place à l'interprétation», conclut le porte-parole de la Ville.