C'est du moins ce qui ressort d'un sondage mené auprès de 953 personnes en avril dernier à l'intérieur duquel on retrouve un taux de satisfaction de 94,6 % envers la Sécurité publique de Trois-Rivières.
Ces données viennent confirmer les résultats compilés lors d'une étude semblable en 2009 alors que 90 % des répondants se disaient satisfaits du travail des policiers. De plus, 98,2 % des répondants estiment ne jamais se sentir menacés dans leur quartier.
«Aussi, il faut noter que parmi les répondants qui ont eu au moins un contact avec la police dans les 12 derniers mois, le satisfaction est de 90 %», note Jean Laroche, du groupe Cible Recherche qui a mené le sondage téléphonique.
Pour la direction du corps de police trifluvien, cette étude représente une belle tape dans le dos pour tous ses employés. «C'est drôlement satisfaisant de voir l'appréciation du travail de toute l'organisation. Je pense qu'il y a plusieurs villes au Québec qui apprécieraient avoir les mêmes résultats dans la période de fébrilité actuelle qu'on traverse», souligne le directeur Francis Gobeil.
Le seul petit bémol quant au taux de satisfaction se situe au niveau de la population du centre-ville alors qu'il se situe à 87 %.
«Il y a une clientèle importante qui trouve qu'à 23 h, la musique dérange. Il y a aussi l'affluence des bars la nuit qui est une cause importante de désordre. On y fait des arrestations nuit après nuit. On n'est pas surpris de voir que le centre-ville a une satisfaction moindre», explique M. Gobeil.
La tendance observée depuis l'étude de 2009 réjouit d'autant plus les intervenants, surtout avec la méthodologie utilisée qui offre une marge d'erreur de 3,2 %, 19 fois sur 20. «Ce résultat n'est pas seulement remarquable, mais aussi crédible. La perception de la population vis-à-vis les services policiers se maintient et s'améliore même», indique le conseiller municipal Guy Daigle, qui est aussi le président du groupe de travail sur la sécurité publique.
En mai dernier, la SPTR avait dévoilé une baisse de 9,3 % de la criminalité sur le territoire de la Ville de Trois-Rivières pour l'année 2011 alors que le nombre de délits criminels est passé de 6442 à 6067.
Le bruit dérange
D'autre part, le sondage servira aussi à déterminer les orientations pour la confection du plan directeur 2013-2015 de la SPTR. On souhaitait donc évaluer le sentiment de sécurité des citoyens, mesurer la fréquence des problèmes liés à la sécurité publique, évaluer les préoccupations des citoyens et mesurer la confiance et la satisfaction envers le corps policier.
Les résultats démontrent d'ailleurs que le bruit, la sécurité routière ainsi que l'intimidation dans les écoles se retrouvent au coeur des préoccupations des citoyens.
«Au quotidien, le bruit et la vitesse des automobiles dérangent les gens. Et ça reflète les appels qu'on reçoit au poste. Pour nous, c'est un message important à l'effet que notre organisation doit continuer à cibler des actions spécifiques en terme de contrôle de la circulation, entre autres. C'est notre responsabilité de répondre à ces préoccupations.
On dirait que la sécurité routière n'est pas encore quelque chose
qui est ancré. Il faut que les contrôles soient fréquents», note M. Gobeil.
D'ailleurs, si jamais le projet-pilote de photo-radars mobiles présentement en branle dans trois municipalités du Québec devait s'avérer efficace, le directeur de la SPTR n'hésiterait pas à signifier son intérêt pour accueillir cette technologie. «Si les résultats sont intéressants, assurément qu'on va lever la main pour être assujettis à des mesures de contrôle comme celles-là», note-t-il.