Lundi soir dernier, lors de la séance publique du conseil, un porte-parole d'un groupe de résidents des rues Lacoursière, de Lausanne et de la côte Verdun, dans le secteur Trois-Rivières-Ouest, a déposé une pétition de plus de 400 signataires pour demander que des moyens soient pris afin de réduire le bruit aux abords de l'autoroute 55.
Le groupe souhaite aussi une rencontre sur la question de la pollution par le bruit et le porte-parole, André Messier, a invité les membres du conseil à aller constater de quoi la situation avait l'air dans le secteur.
Ce n'est pas la première fois que des mouvements réclamant des mesures d'atténuation du bruit surgissent à Trois-Rivières. Au cours des dernières années, des résidents du boulevard Saint-Louis sont intervenus sur ce même sujet, tout comme des citoyens des rues Daviau, Huard et Ledoux.
Lundi, lors de la séance de travail qui a précédé l'assemblée publique du conseil, les conseillers ont pu échanger sur le sujet. Le maire Yves Lévesque est plutôt partisan d'attendre les résultats du recours collectif intenté par des riverains de l'autoroute Laurentienne, à Québec, pour voir de quelle façon il serait possible d'aller de l'avant.
Mais cela n'empêcherait pas que des démarches puissent être effectuées à Trois-Rivières pour évaluer les solutions possibles, les coûts afférents, voir ce qui s'est fait ailleurs, afin de prendre des décisions plus éclairées. Il faut aussi voir quel pourrait être le partage de responsabilités en ce qui a trait aux coûts de réalisation ou d'installation de dispositifs antibruit. Dans certains cas, le ministère des Transports peut absorber 50 % de la facture.
«Il est important de se donner une vision plus globale de la situation. Il faut avoir le nombre de kilomètres touchés, une estimation des coûts, un plan d'action. L'objectif, pour nous, est d'aller chercher le maximum d'information pour que les élus puissent prendre les bonnes décisions», explique la conseillère du district de Sainte-Marguerite, Catherine Dufresne. Celle-ci souhaite que le conseil puisse revenir avec une approche de solution globale au retour des vacances, histoire de ne pas laisser devant l'inconnu les citoyens qui ont demandé des mesures d'atténuation du bruit.
C'est aussi le souhait que formule le conseiller du district du Carmel, pour qui le dossier des résidents du boulevard Saint-Louis est toujours ouvert et préoccupant. «On ne les oublie pas eux non plus. Il faut juste voir quelles seraient les solutions possibles et voir aussi quel pourrait être le partage des coûts», soutient-il.
Lundi soir, les résidents du secteur de la rue Lacoursière ont eu droit à une oreille attentive de la part du maire, qui a promis d'acheminer leur pétition au ministère des Transports et d'accompagner l'envoi par une lettre qu'il aura lui-même signée.
Dans la lettre qui sert de préambule à la pétition, ils rappellent que des démarches ont déjà été faites par des résidents de leur secteur et par la Ville.
En 2009, Trois-Rivières avait même mandaté une firme pour réaliser une étude de faisabilité pour un mur coupe-son dans ce secteur. L'année suivante, la ministre Julie Boulet, alors titulaire du portefeuille des Transports, confirmait que son ministère était disposé à payer 50 % de la facture si Trois-Rivières décidait d'aller de l'avant, ce qui a depuis été confirmé par le député Jean-Paul Diamond.