«Si ce n'était pas de faire payer la population pour une élection partielle, je serais partie. Les lundis où il y a des assemblées publiques du conseil, c'est rendu pénible. Tout ce qu'on fait, il n'y a jamais rien de correct», déplore-t-elle en faisant allusion aux interventions - souvent inattendues - du Groupe des sept.
La conseillère déplore l'attitude souvent méprisante de plusieurs conseillers du Groupe des sept, notamment lorsque ceux-ci soulignent le fait que les conseillers proches du maire ne font que suivre presque aveuglément Yves Lévesque dans ses idées, ses projets et ses propos. «Encore lundi soir, en séance de travail à huis clos, on s'est fait reprocher d'être des suiveux quand le maire dit quelque chose», déplore Monique Leclerc.
Cela fait plusieurs mois déjà qu'elle trouve pénibles les assemblées publiques du lundi, deux fois par mois. «Je n'ai plus de plaisir à aller là. J'essaie de m'enfermer dans ma bulle et je souhaite que ça passe le plus vite possible. Je ne suis pas la seule à ne pas trouver ça drôle», explique la conseillère.
Au cours des derniers mois, ce n'est en effet pas la seule manifestation d'un ras-le-bol de la part de conseillers proches du maire. Le conseiller du district de Laviolette, Guy Daigle, avait déjà voulu s'interposer en médiateur entre les deux clans pour ramener un climat plus serein à l'hôtel de ville. Lui aussi disait alors que c'était devenu invivable. Les conseillers Michel Bronsard, René Goyette et Fernand Lajoie ont aussi, à différents moments au cours des derniers mois, exprimé une certaine lassitude par rapport aux tensions qui existent à l'hôtel de ville.
«On ne fait jamais rien de bon. C'est toujours négatif. Ça me choque de voir qu'ils obstinent, qu'ils cherchent les bibites, qu'ils s'enfargent dans les fleurs du tapis. Ce n'est pas vrai qu'on fait juste des affaires croches. La ville se porte beaucoup mieux qu'elle se portait il y a une dizaine d'années», plaide la conseillère Leclerc.
Celle-ci se dit choquée par les interventions répétées des conseillers du Groupe des sept pour «faire mal paraître lemaire ou ceux qui pensent comme lui».
«Si on n'a pas la même opinion qu'eux autres, on est des suiveux. Il y a un acharnement à vouloir détruire tout ce que le maire fait», déplore-t-elle. L'expérimentée conseillère reconnaît qu'Yves Lévesque fait parfois des faux pas, mais que «dans l'ensemble, il fait un travail incroyable». «Il en travaille un coup. Je ne suis pas sûre que la ville serait où elle est s'il n'avait pas été là», avance-t-elle.
La conseillère fait remarquer qu'il suffit de regarder les réactions des conseillers que l'on dit proches du maire pour constater l'absence d'enthousiasme. La plupart de ces conseillers n'interviennent que très rarement en assemblée publique. Quant à Monique Leclerc, elle déplore aussi que les conseillers du Groupe des sept fassent des interventions en assemblée publique sur certains sujets, plutôt que d'en parler en séance de travail à huis clos, tout juste avant.
«C'est rendu lourd au conseil. On ne fait qu'assister au spectacle du Groupe des sept. Eux autres aussi sont assez bons pour se faire du capital politique», ajoute Monique Leclerc en faisant référence au fait que certains membres du Groupe des sept ont accusé le maire de s'être fait du capital politique en distribuant des ordinateurs usagés à des organismes sans au préalable avoir reçu une autorisation du conseil, par résolution.
La conseillère déplore enfin que les positions du Groupe des sept trouvent autant d'échos dans les médias.