«Lors de la prochaine assemblée du conseil, on devrait être en mesure d'annoncer quelque chose à ce sujet-là», laisse-t-il entendre.
Depuis quelques années, la Ville dégage des surplus frôlant ou dépassant les 10 millions $ annuellement. «Quand il y avait des surplus, on les utilisait pour des nouveaux projets. La grosse différence, c'est qu'on va maintenant en utiliser une partie pour rembourser une partie de notre hypothèque», ajoute-t-il.
Le maire préfère toujours parler d'une «hypothèque» et non d'une «dette» lorsqu'il aborde la question de «ce que la Ville doit». Si tout se passe comme prévu, la Ville pourrait en effet consacrer le quart ou le tiers de ses surplus avant affectation pour rembourser une partie de la dette.
Selon les estimations du maire, cela pourrait vouloir dire entre 3 et 4 millions $ cette année, ce qui laisse croire que la Ville se dirige vers un surplus d'une dizaine ou d'une douzaine de millions de dollars.
Il faut se rappeler qu'avant d'atterrir à la mairie de la nouvelle ville, en 2002, Yves Lévesque était maire de Trois-Rivières-Ouest et il s'était alors fait une réputation en s'attaquant avec succès à la dette de cette ville. Son thermomètre en carton, qui illustrait les progrès dans la réduction de la dette, était devenu un symbole de cette détermination.
«Le thermomètre est toujours ici, à l'hôtel de ville de Trois-Rivières. J'ai toujours dit que même si on ne pouvait pas s'attaquer à la dette lors des premières années de la nouvelle ville, il fallait toujours garder en tête le fait de ne pas l'accroître», remarque-t-il.
«À partir de 2002, on a fait le travail différemment. On s'est attaqué à nos infrastructures qui en avaient bien besoin», ajoute Yves Lévesque.
À ceux qui l'interpellaient à l'époque pour lui dire qu'il fallait copier-coller la méthode «Trois-Rivières-Ouest» à la gestion de la dette de la nouvelle ville, Yves Lévesque répondait que les moyens et les besoins n'étaient pas les mêmes et qu'il n'allait pas être possible d'aborder la dette avant «une dizaine ou une douzaine d'années». La nouvelle ville a dix ans cette année. «Il ne faut pas penser qu'on va régler ça en quelques années. On va y aller lentement, selon nos capacités», prévient-il.
Au 31 décembre 2010, la dette à long terme de la Ville était de 300 118 222 $. À la même date, la dette à long terme consolidée avec les organismes du périmètre comptable s'établissait à 354 884 367 $. Lors du plus récent dépôt du rapport sur la situation financière, on estimait que la dette totale de la Ville allait se situer à un peu plus de 323 millions $. De ce montant, la partie à la charge de l'ensemble de la Ville se situe autour de 214 millions $.
Le maire rappelle que même si la dette a grimpé en valeur brute, le ratio d'endettement par rapport à la richesse foncière uniformisée (RFU) a quant à lui baissé au cours des dernières années. «Notre hypothèque a monté mais le pourcentage par rapport à la richesse foncière est inférieur à 2,5 %, ce qui est encore plus bas que le ratio de l'ancienne ville de Trois-Rivières», insiste-t-il.