Les travaux qui sont en branle depuis une dizaine de jours et qui ont nécessité l'adoption d'un règlement d'emprunt de 431 500 $ sont notamment bien accueillis par Jacques Létourneau, le premier résident du secteur ayant vu son terrain s'affaisser en avril 2011 en raison de la conduite défectueuse.
Rappelons que cette conduite n'apparaît sur aucun plan de la Ville, pas plus que sur les actes notariés et les certificats de localisation, ce qui a passablement compliqué les choses lorsqu'est venu le temps de savoir à qui revenait la responsabilité de la réparer.
«Je suis passablement heureux de voir ça. Ils condamnent la vieille conduite et la remplacent par une nouvelle. Selon ce qu'on m'a dit, ça devrait prendre trois semaines pour les gros travaux et il restera la finition après», explique M. Létourneau.
Les travaux qui sont présentement en cours ne visent cependant pas à remplir le trou qui se trouve sur le terrain de M. Létourneau depuis maintenant près d'un an.
Après avoir constaté que son terrain s'était affaissé, ce dernier avait engagé un contracteur afin qu'il creuse pour trouver la source du problème. Le contracteur n'avait cependant pas été en mesure de se rendre à la canalisation étant donné que le trou se remplissait d'eau continuellement.
Des inspecteurs municipaux s'étaient par la suite déplacés sur les lieux afin de constater l'ampleur du problème. Ils avaient alors soupçonné qu'un entrepreneur avait installé cette canalisation vers la fin des années 1980 lors du développementdu secteur et que les travaux n'avaient pas été effectuéscorrectement.
«On est en train de mettre les conduites devant les résidences comme il se doit selon les normes. Pour ce qui est du trou sur son terrain, il l'a fait faire lui-même. On ne payera pas pour ça. On va payer pour refaire ce que nous allons défaire. Ce que les citoyens ont fait sur leur terrain privé, ça leur appartient», explique le porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant.
Même si les réclamations qu'il a déjà faites à la Ville afin d'obtenir un dédommagement pour les frais encourus par cet affaissement ont été refusées, M. Létourneau ne jette pas l'éponge. Il espère que les travaux présentement en cours permettront de trouver la cause et que la Ville décide de le dédommager.
«Je n'ai pas eu de communication, positive ou négative, à ce sujet. Ils ont dit qu'ils allaient faire les travaux, mais ils ne m'ont jamais parlé de mon terrain. Je suis les travaux et je vais voir ce qu'ils vont trouver», indique-t-il.