Outre de nouvelles offres dans le créneau des bars, Mme Raymond note la présence de six nouveaux joueurs, soit une école de Taekwondo sur la rue Hart, un nouveau café sur la rue Royale, des bureaux de psychologues, de fiscalistes et d'avocats, en plus d'un tout nouveau concept de restaurant qui ouvrira ses portes au cours des prochains jours. Le «Planète Poutine» verra en effet le jour dans les locaux de l'ancienne boutique Océan sur la rue Hart.
«C'est un concept super intéressant avec de nouveaux propriétaires jeunes et dynamiques. On sort des sentiers battus de la poutine traditionnelle, et on explore la poutine un peu plus haut de gamme, avec plusieurs variantes comme la poutine au filet mignon», note Catherine Raymond.
Du côté des bars, le centre-ville n'a pratiquement pas eu le temps d'apprendre la nouvelle de la faillite du bar Le Monkey que déjà, le local de la rue Hart a été repris par un groupe qui compte relancer l'endroit avec un nouveau bar. Le nom de l'établissement n'a toutefois pas encore été dévoilé au public, signale Mme Raymond.
Par ailleurs, depuis la mi-janvier, les locaux laissés vacants par le départ de La Coupe au livre ont également trouvé preneur, avec le nouveau Krème lounge et boîte de nuit. Un nouveau concept qui s'ajoute donc à l'offre de bars et restauration du centre-ville, se réjouit Mme Raymond. Une partie du local, située à l'arrière, a toutefois été repensée par le propriétaire de la bâtisse, Olymbec, pour en faire des bureaux.
Tous ces mouvements font en sorte que l'offre de locaux vacants au centre-ville demeure limitée, avec un taux d'inoccupation de 6 %. En tout, une quarantaine de locaux du centre-ville demeurent toujours vacants, mais moins du quart d'entre eux sont situés au rez-de-chaussée, un endroit souvent prisé par les entrepreneurs ou les nouveaux commerces désirant s'établir au centre-ville.
Catherine Raymond ne cache pas que les efforts de la SDC sont maintenant concentrés à tenter de diversifier l'offre de services au centre-ville, notamment en misant sur un marché peu développé dans cette partie de la ville, comme le vestimentaire de moyen à haut de gamme, ou encore les petits marchés permettant l'achat de légumes et fruits frais. «Les travailleurs, mais aussi les résidents du centre-ville nous le demandent. On cherche à développer ce service qui manque encore», signale-t-elle.
En outre, le marché des bars et restaurants atteint depuis quelques années son point d'équilibre. «Il y a toujours des ouvertures et des fermetures en fonction du marché, mais on compte à peu près toujours le même nombre qui sont en service. Mais il est vrai qu'il y en a beaucoup, et ça peut être difficile pour un nouveau joueur, même expérimenté, de venir s'établir au centre-ville en restauration», constate Mme Raymond.
Stationnement
Des efforts continuent de se déployer pour améliorer l'offre de stationnement, constate Mme Raymond. En ce moment, elle estime qu'il manquerait toujours une cinquantaine de places pour que tous, autant travailleurs que résidents, puissent avoir accès à un espace de stationnement. Des données qui sont toujours appelées à changer en fonction de l'ouverture ou de la fermeture de nouvelles places d'affaires.
Des partenariats avec la STTR pour encourager les travailleurs du centre-ville à utiliser le transport en commun sont d'ailleurs en discussions. On regarde également la possibilité de libérer des vignettes de stationnement sur le toit du stationnement Badeaux.