«Ce n'est pas un dossier facile. Des fois, comme élu, on veut aller plus vite que le système. Nous voulons que les citoyens soient satisfaits», dit-il. «On n'aime pas laisser trop longtemps un dossier comme ça traîner. L'église était rendue en mauvais état. J'avais hâte que le dossier soit réglé.»
La saga de la démolition de l'église Saint-Philippe a été très longue pour le conseiller municipal. Il comprend toutefois toute la complexité des travaux. «À 40 pieds de l'église, il y a des résidents. Ce n'est pas une opération qui est simple et facile», dit-il.
«Il va y avoir beaucoup de changement dans le quartier Laviolette. Ça va brasser pas à peu près», n'hésite pas à ajouter le conseiller municipal. «L'activité numéro un dans le district sera d'aller voir la démolition.»
«L'église Saint-Philippe était devenue un éléphant blanc dans le quartier. Je regrette qu'on démolisse l'église, mais on va finalement passer à une autre étape», dit-il résigné.
Guy Daigle souligne qu'il sera difficile pour les citoyens du quartier de voir l'église Saint-Philippe être démolie. Le bâtiment a été le théâtre de tant de mariages, de baptêmes et de funérailles depuis sa sacralisation. «La population a fait son deuil de l'église. Elle est prête», affirme Guy Daigle qui se souvient d'avoir été, étant jeune, un des acteurs de la crèche vivante de l'église Saint-Philippe.
«C'est sûr que je vais avoir un pincement au coeur. Et je ne serai pas le seul. Dès que la démolition va commencer, les souvenirs de tous ceux qui ont fréquenté l'église vont revenir à la surface.»
De plus, le paysage de Trois-Rivières ne sera plus le même. «L'église est très visible du terrain de l'exposition et de l'autoroute. Sa démolition va laisser un très gros trou», précise Guy Daigle.
Mais, la démolition de l'église va laisser place à un nouveau bâtiment qui pourra, espère le conseiller municipal, «continuer d'embellir le quartier».