Richard Gaudreault nommé directeur général du SSM

Richard Gaudreault, à gauche, nouveau directeur général du... (Photo: Stéphane Lessard)

Agrandir

Richard Gaudreault, à gauche, nouveau directeur général du SSM, et François Saint-Onge, président du conseil d'administration.

Photo: Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le Séminaire Sainte-Marie de Shawinigan a dévoilé, hier, le nom de son nouveau directeur général. Il s'agit de Richard Gaudreault, l'ancien directeur des services pédagogiques du Séminaire Saint-Joseph de 2004 à 2011.

M. Gaudreault a quitté la retraite - mais il préfère parler d'une année de réflexion - pour accepter ce poste. Le nouveau directeur n'arrive pas seul. On lui adjoint l'ancien directeur général du Séminaire Saint-Joseph, Michel Trépanier, à titre de conseiller. Les deux hommes se connaissent bien et ont travaillé ensemble au Séminaire Saint-Joseph. «Je pense qu'on a fait une fichue de bonne équipe», souligne M. Gaudreault.

Le SSM amorce l'année 2013-14 avec 270 élèves au secondaire, une nouvelle baisse de 65élèves par rapport à l'année scolaire précédente. Au cours des six dernières années, cette école a perdu 56% de ses élèves, notamment à la suite de la suspension de la formation au primaire. Puis son directeur général, Marc Saint-Onge, a quitté ses fonctions avant la fin de la dernière année scolaire, en juin.

«Je ne considère pas que l'école est en crise», assure malgré tout Richard Gaudreault qui arrive à la barre du SSM avec un plan de match qu'il n'était toutefois pas encore prêt à dévoiler, hier.

Ce dernier insiste pour dire que lui et son nouveau conseil d'administration s'en vont exactement dans la même direction. Parmi les membres de ce conseil, on trouve entre autres l'homme d'affaires François Maurier, l'avocat Yves Rocheleau, le pharmacien Yves Bordeleau et le directeur général du CLD Shawinigan, Luc Arvisais.

Ce n'est pas de gestion de crise dont veut parler cette équipe, mais de renouveau. Le SSM «est à une croisée des chemins. Il faut vraiment changer des choses, donner un air de jeunesse», indique le nouveau directeur général.

Michel Trépanier fait valoir que la baisse démographique qui affecte présentement les écoles secondaires et même les collèges du Québec, «n'est pas nécessairement une raison pour accepter la descente aux enfers».

Le président du conseil d'administration, François St-Onge, en poste depuis deux mois, croit que le SSM avait trop misé sur sa renommée, dans le passé. Désormais, dit-il, il faudra «mieux communiquer avec les gens, leur dire ce qui fait la différence entre venir à l'école ici ou aller ailleurs».

Le président du C.A. ne croit pas qu'il y ait une si grande côte à remonter puisque le SSM peut encore s'appuyer sur une base solide, c'est à dire «des enseignants compétents et des élèves performants», dit-il, en prenant soin de préciser que l'an dernier, le taux de décrochage fut de zéro.

D'ailleurs, les enseignants du Séminaire Sainte-Marie ont récemment accepté une baisse salariale de 22% advenant le cas où leur institution ait besoin d'un coup de pouce pour traverser ces années difficiles. «Ça a été accepté dans une vision de renouveau», explique Martin Ouellet, un des deux représentants des enseignants au sein du C.A. «On se donne toutes les chances de notre côté pour que l'école puisse continuer», dit-il.

«En réalité, c'est un plan sur plusieurs années, mais le pourcentage diminue chaque année», dit-il. «Déjà, on a donné 7,5% l'an dernier. Quand on est rendu à 22%, tout le monde trouve que c'est quand même un gros morceau», reconnaît-il.

Bien qu'ils aient accepté, les enseignants n'ont rien signé encore, précise-t-il. «Il pourrait y avoir quelques rebondissements dans ce dossier-là», ajoute M. Ouellet. «Mais si c'est pour faire un bond en avant, c'est correct. Il faut croire en son établissement», ajoute Caroline Paquet, elle aussi représentante des enseignants au C.A. «On croit beaucoup en notre équipe», dit-elle, rassurée par la nouvelle direction en poste.

Les impacts que pourrait occasionner sur l'école la fermeture prématurée de Rio Tinto Alcan ne font peur ni au président du CA ni au directeur du SSM. «Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse», fait valoir François St-Onge. «De plus en plus de jeunes ici sont issus de familles qui travaillent dans des PME. Or, les PME sont de plus en plus nombreuses», dit-il.

«On n'en est pas à une première fermeture de quelque chose à Shawinigan. Il va y avoir des ouvertures sur autre chose. J'ai confiance dans les capacités du maire d'améliorer la situation économique de la région», indique M. Gaudreault.

«Il va y avoir une démarche très importante de planification stratégique pour notre école pour marquer les cinq prochaines années. Nous allons créer un environnement qui va assurer la pérennité du Séminaire Sainte-Marie pour les prochaines décennies», assure-t-il d'un ton confiant.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer