Revenu Québec à l'aréna Jacques-Plante: une question de jours

Olymbec achève ces jours-ci la transformation de l'aréna... (Photo: Sylvain Mayer)

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Olymbec achève ces jours-ci la transformation de l'aréna Jacques-Plante en immeuble à bureaux. Plus de cinq millions de dollars auront été investis dans ces impressionnantes rénovations.

Photo: Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Bien que plus personne n'ose avancer de date précise, tout indique que les employés de Revenu Québec quitteront très bientôt leurs bureaux de la 5e Rue pour intégrer l'ancien aréna Jacques-Plante, dont la spectaculaire transformation est pratiquement terminée.

Ces jours-ci, un sous-traitant s'affaire à compléter l'impressionnante fenestration à l'immeuble. Aucun doute, les amateurs de hockey qui se donnaient rendez-vous à cet amphithéâtre resteront bouche bée en revenant dans ce bâtiment, dont les rénovations surpasseront les cinq millions de dollars.

Par contre, les travaux accusent du retard par rapport à l'échéancier prévu dans l'appel d'offres. Olymbec devait livrer l'immeuble le 19 décembre. Par la suite, la date du 18 février avait été avancée.

Martin Roy, porte-parole de la Société immobilière du Québec qui s'occupe de la location pour Revenu Québec, sent maintenant que le grand jour approche.

«Les travaux sont très, très avancés», commente-t-il. «Le déménagement peut encore varier de quelques jours, mais on parle de la fin février ou du début mars au plus tard.»

M. Roy réitère que la SIQ avait prévu des pénalités si le délai de livraison de l'appel d'offres n'était pas respecté.

Rappelons que Gestion I.B.L., propriétaire de l'immeuble où travaillent actuellement les employés de Revenu Québec sur la 5e Rue, poursuit la SIQ, la Ville de Shawinigan et Olymbec pour des irrégularités qui seraient survenues dans l'acquisition de l'aréna Jacques-Plante.

Le gestionnaire devait donc s'entendre avec la partie demanderesse pour prolonger le bail au centre-ville en raison de ce retard. Des clauses de renouvellement mensuel étaient toutefois déjà prévues entre les parties.

En clair, le bail de 18 mois entre la SIQ et Gestion I.B.L. couvrait la période du 15 octobre 2011 au14 avril 2013. Devant le retard observé dans l'avancement des travaux à l'ancien aréna de l'avenue Broadway, la SIQ s'est prévalue de son option de renouvellement mensuel à six mois de l'échéance. Le bail sur la 5e Rue se terminera finalement en juin.

«Nous n'avons pas l'intention de payer aux deux endroits», précise M. Roy. «Ce sera un aspect qui fera partie des clauses prévues au contrat pour les pénalités de retard. Nous avons fait ce qui était le plus sage, dans le contexte.»

Défenses

Dans sa requête présentée en juin 2012, Gestion I.B.L. demande à la Cour d'annuler l'offre d'achat présentée par Olymbec à la Ville de Shawinigan pour l'aréna Jacques-Plante le 2 février précédent. Elle réclame aussi de déclarer non conforme la soumission gagnante et de suspendre l'exécution du contrat.

Gestion I.B.L. souhaite également que l'offre finale d'Olymbec, acceptée par le comité exécutif de Shawinigan le 19 avril 2012, soit considérée nulle.

Aucune date d'audition n'a encore été fixée dans cetteaffaire. Toutefois, au début décembre, deux des trois défenderesses ont produit leur réplique par écrit.

Ainsi, la Ville de Shawinigan explique que le 2 févier 2012, le comité exécutif a accepté l'offre d'achat d'Olymbec au montant de 891 200 $. Le même jour, la SIQ procédait à l'ouverture des soumissions pour héberger les130 employés de Revenu Québec pendant dix ans. L'offre d'Olymbec a finalement été retenue.

Le 16 avril, la société immobilière rappliquait avec une deuxième offre d'achat de 490 000 $, un nouveau prix déterminé «suite aux inspections etévaluations de la propriété qui ont été effectuées en mars 2012 après le dépôt de la première offre d'achat.»

Cette forte différence de prix s'expliquerait par «plusieurs facteurs de dépréciation sur l'immeuble» qui avaient été constatés.

La Ville précise que «l'obligation de la défenderesse n'était pas de vendre à un prix équivalent de la valeur de l'évaluation municipale ni au meilleur prix possible mais bien à titre onéreux, ce qu'elle a fait.»

De son côté, Olymbec rappelle que la SIQ occupe actuellement des locaux qui appartiennent à Gestion I.B.L.

«Il est donc clair que la demanderesse exerce le présent recours dans l'esprit de faire avorter le processus dans l'espoir de retenir la SIQ comme locataire», avance-t-elle. «La demanderesse fait un usage abusif du système judiciaire et la défenderesse Olymbec se réserve tous ses droits et recours à cette fin.»

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