Centre d'entrepreneuriat: de grandes attentes à Shawinigan

Les murs de l'ancienne Wabasso accueilleront-ils les entrepreneurs... (Photo: Sylvain Mayer)

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Les murs de l'ancienne Wabasso accueilleront-ils les entrepreneurs de demain? C'est le pari du maire de Shawinigan, Michel Angers, qui s'attend à de premières retombées concrètes en 2013.

Photo: Sylvain Mayer

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Michel Angers reçoit beaucoup de félicitations au sujet de la spectaculaire transformation de l'ancienne usine Wabasso. Ce coup d'oeil plus agréable à l'une des principales entrées de la ville réjouit évidemment le maire de Shawinigan, mais ce dernier ne s'arrêtera pas aux critères esthétiques pour évaluer la réussite de cet ambitieux projet.

Étienne St-Jean, titulaire de la chaire de recherche... (Photo: François Gervais) - image 1.0

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Étienne St-Jean, titulaire de la chaire de recherche sur la carrière entrepreneuriale à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Photo: François Gervais

Le Centre d'entrepreneuriat a pris son envol au cours des derniers mois et assez tôt en 2013, M. Angers s'attend à annoncer les premiers projets de démarrage à l'intérieur de cet édifice. Rappelons que ce projet de près de six millions de dollars regroupe des aires de formation et d'incubation d'entreprises. Un concept assurément unique à travers la province qui a rapidement attiré l'attention de l'Institut de recherche sur les PME de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

«Un très beau projet», confie Étienne St-Jean, titulaire de la chaire de recherche sur la carrière entrepreneuriale.

«Rio Tinto Alcan qui fait un don d'un million de dollars, c'est incroyable! Les intervenants sont très enthousiastes. Ça peut créer une belle impulsion pour faire comprendre qu'on a besoin d'entrepreneurs pour voir émerger des PME.»

M. St-Jean a soumis une demande de financement pour monter un projet de recherche au Centre d'entrepreneuriat Shawinigan. La réponse est attendue au printemps. D'ici là, l'Institut de recherche sur les PME demeure attentive aux besoins dans l'évolution de ce service innovateur.

«Il se passe quelque chose sur le terrain qui fait en sorte que cet incubateur pourrait devenir une référence», observe le professeur. «On s'est déjà demandé ce qui s'était passé en Beauce pour avoir autant d'entrepreneurs... Peut-être que dans quelques années, on se demandera ce qui s'est produit à Shawinigan pour avoir une effervescence entrepreneuriale aussi grande!»

Grandes attentes

Voilà une musique toute douce aux oreilles du maire de Shawinigan, qui n'a jamais caché que la réalisation de ce projet répondait à une vision bien personnelle du nécessaire virage entrepreneurial de sa ville.

En même temps, les investissements requis rendront la population critique si l'enchaînement souhaité entre la formation et la création concrète d'entreprises entre les murs de l'édifice Wabasso tarde à se réaliser.

«L'objectif n'est pas d'appuyer sur l'accélérateur pour avoir des succès rapides», indique M. Angers. «Nous devons nous assurer que les entreprises qui s'installeront auront des perspectives de succès intéressantes.»

Dans le volet développement, l'annonce de la création d'un pôle d'excellence en jeux sociaux et mobiles autour de l'entreprise Alchemic Dream, le 20 décembre, allume particulièrement le maire.

«Cette conférence de presse a été rapportée par 136 journaux à travers le monde», fait-il remarquer. «Nous avons eu des appels de gens intéressés. Ce pôle prendra de plus en plus d'importance.»

Enfin, il est déjà acquis que la microbrasserie Le Trou du diable se servira de ses nouvelles installations en 2013 pour quadrupler son volume de production.

Michel Angers considère que Shawinigan dispose maintenant de tous les outils pour favoriser l'éclosion de l'entrepreneuriat.

«J'ai réfléchi à cette stratégie, mais j'ai aussi vu ce modèle ailleurs», rappelle-t-il. «Je n'ai pas inventé ça dans mon sous-sol! Notre modèle à nous est bonifié. Si on ne relève pas ce défi, nous aurons manqué le bateau. Ça voudrait dire que nous avons des lacunes à l'interne. Tout le monde est avisé, tout est mis en place. On est condamné à réussir.»

Il ne restera plus qu'à obtenir un soutien du gouvernement du Québec, ce qui ne laisse encore aucun doute dans l'esprit du maire. Rappelons qu'une aide financière de deux millions de dollars est réclamée.

«Je ne peux pas croire qu'un projet comme celui-là ne sera pas retenu», répète-t-il. «Le gouvernement promet des montants d'argent astronomiques pour des infrastructures sportives à Québec, à Trois-Rivières, à Laval et on ne mettrait pas d'argent pour la création d'emplois? Est-ce que quelqu'un, quelque part, pourrait sonner des cloches? Est-ce qu'on se réveille?»

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