Domaine Beauséjour: «J'ai été éberlué par le site»

Stéphane Montmorency et Manon Paquet viennent de faire... (Photo: Émilie O'Connor)

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Stéphane Montmorency et Manon Paquet viennent de faire l'acquisition du Domaine Beauséjour, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides.

Photo: Émilie O'Connor

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Stéphane Montmorency et Manon Paquet rêvaient d'une maison de campagne lorsque la magie des annonces classées en ligne les a dirigés vers le Domaine Beauséjour, dans le secteur Saint-Gérard-des-Laurentides.

«Je cherchais de grandes terres; j'avais le goût d'avoir beaucoup d'espace», explique le nouveau propriétaire, accessoiriste en cinéma. «Ça fait quarante ans que j'attends de m'éloigner de Montréal! Avant qu'il soit trop tard ou que j'aie moins d'énergie, j'ai décidé de le faire un peu brusquement.»

À leur première visite au Domaine Beauséjour, M. Montmorency et sa conjointe sont évidemment tombés en amour. «J'ai été éberlué par le site», s'exclame-t-il.

M. Montmorency est déjà installé dans sa nouvelle propriété et sa conjointe, qui étudie en soins infirmiers, viendra le rejoindre à temps plein après son baccalauréat.

Le jeune couple a évidemment été mis au courant du caractère patrimonial du site. Les plans à moyen et long termes ne sont pas encore définis, mais les nouveaux propriétaires ne tiennent pas à garder l'endroit jalousement pour eux. Le domaine rouvrira ses portes au public éventuellement, avec des visées plus culturelles qu'événementielles.

«Nous sommes remplis de bonnes intentions», assureM. Montmorency. «Nous avons envie que les bâtiments conservent leur aspect culturel et authentique. D'ici deux ou trois ans, quand nous nous serons adaptés à ce grand changement, nous pourrons mieux jauger ce que nous pourrons faire pour garder le site accessible à la population, afin qu'il conserve un volet culturel et éducatif. Nous sommes ouverts à l'idée d'offrir certaines thématiques, pendant les longues fins de semaine de l'été, pour commencer. Il faut voir ce que ça implique, parce que ce n'est pas un milieu qu'on connaît.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, venait d'apprendre la vente lorsqu'il a été questionné à ce sujet. L'an dernier, le conseil municipal avait accordé une aide financière de 9300 $ pour l'organisation de la Bourgade du père Noël, un concept qui lui plaisait beaucoup.

La protection patrimoniale incitera évidemment le maire à suivre de près les intentions des nouveaux propriétaires.

«Je vais essayer de voir, avec eux, comment pourrons-nous garder la valeur de ce site», commente-t-il. «Je veux donc les rencontrer pour en savoir plus long.»

Négociations

Même si la transaction est enregistrée, des discussions se poursuivent au sujet de la propriété de certains artefacts du site. Ces négociations laissent un goût un peu amer dans la bouche des nouveaux propriétaires.

«Il y a de gros désaccords», indique M. Montmorency, qui ne souhaite pas aller trop loin sur ce point pour le moment. «Nous avons eu une très mauvaise réaction quand nous sommes arrivés ici, après être passés chez le notaire. Je trouve qu'il y a eu un manque d'éthique.»

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