Angers veut avoir l'heure juste

«Au moins, qu'on nous donne une réponse!», s'impatiente... (Photo: Émilie O'Connor)

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«Au moins, qu'on nous donne une réponse!», s'impatiente le maire Angers.

Photo: Émilie O'Connor

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Voulant peut-être conjurer le mauvais sort, le maire de Shawinigan, Michel Angers, n'avait pas réservé une seule ligne au projet d'assainissement des eaux usées au lac à la Tortue dans la présentation du programme triennal d'immobilisations, mardi.

L'an dernier également, l'administration municipale n'avait rien trouvé de bon à annoncer pour ce projet. Par contre, elle avançait qu'un montant de 2,5 millions $ serait réservé en 2013 pour la confection des plans et devis.

Mardi, M. Angers n'avait rien de tel à confirmer. En fait, la prévision a simplement été repoussée d'une année. Le dernier PTI anticipe donc un montant de2,5 millions $ pour la confection des plans et devis en 2014, tandis que des travaux de 24 millions $ sont attendus en 2015.

Rien ne laisse donc entrevoir le début concret de ce projet, qui est maintenant évalué à 55,1 millions $.

Dire qu'en décembre 2007, l'ex-ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, avait procédé à l'annonce tant attendue. Portée par l'enthousiasme, l'ex-mairesse Lise Landry indiquait quelques jours plus tard, dans son discours sur le programme triennal d'immobilisations, que l'investissement de 22 millions de dollars s'amorcerait quelque part en 2008.

L'année suivante, Mme Landry revenait à la charge en annonçant «la construction du réseau sanitaire et le prolongement du réseau d'aqueduc dans le secteur Lac-à-la-Tortue». À ce moment, un premier montant de 18 millions $ était prévu pour 2009, sur un projet total qui avait bondi à 36 millions $.

Plus prudent à son arrivée à la mairie, Michel Angers annonçait, dans son premier PTI, une somme de 2,5 millions $ pour la confection des plans et devis. La même prévision était répétée l'année suivante.

En 2011, de guerre lasse, l'administration municipale reportait la réalisation des plans et devis en 2013. Le constat demeure aujourd'hui le même: ce dossier n'avance plus, malgré la santé précaire de ce lac.

«Nous n'avons rien de prévu là-dessus en 2013», commenteM. Angers.

«Le dossier est déposé au ministère (des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire). J'ai fait de nombreuses représentations jusqu'à maintenant pour qu'on puisse activer ce dossier.»

Le gouvernement a toujours insisté sur l'importance de régler l'approvisionnement en eau potable avant de s'attaquer à l'assainissement des eaux usées du secteur Lac-à-la-Tortue. Une philosophie qui indispose le maire, surtout que l'amorce du plus important projet d'infrastructure municipale de l'histoire de Shawinigan tarde aussi à se réaliser.

«Au moins, qu'on nous donne une réponse!», s'impatiente M. Angers. «Il y a des gens qui doivent changer leur fosse septique et qui attendent une décision.»

En fait, la Ville ne sait toujours pas si elle devra s'en tenir à l'aide financière de 14,3 millions $ annoncée par Mme Normandeau. Le conseil municipal souhaite évidemment que cette subvention soit bonifiée, étant donné que depuis cinq ans, l'évaluation du projet a triplé.

«Il me semble que nous avons été plus que patients dans ce dossier», ajoute M. Angers. «On mériterait d'avoir l'heure juste.»

En 2012, une étude complète sur la santé du lac a tout de même été réalisée.

«Sa conclusion est claire: ça prend un système de captation des eaux usées, ce que nous avons soumis au gouvernement du Québec», soupire le maire.

Autre report

À moins qu'un important programme d'infrastructures soit annoncé au cours des prochains mois, la Ville de Shawinigan repoussera également d'au moins un an son ambitieux chantier de réfection des conduites d'égout et d'aqueduc sur la 5e Rue, en plein centre-ville.

«Tant que nous n'aurons pas de subventions, nous n'y toucherons pas», tranche le maire. «C'est presque six millions $! Si on n'a pas d'aide, on continuera à réparer quand ça va péter.»

Les stationnements en oblique au centre-ville seront toutefois abandonnés au printemps. Les élus tenteront d'évaluer à quelle période les horodateurs feront leur apparition au centre-ville. Le calendrier des travaux de réfection de conduites influencera évidemment le moment du retour du stationnement payant.

M. Angers souhaite toutefois réaliser en 2013 le chantier de l'avenue de la Station, un projet de cinq millions $. Ces travaux étaient prévus en 2012, mais ils ont été repoussés pour ne pas embarrasser la visite pendant la présentation de la Coupe Memorial et des Jeux du Québec.

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