Un centre de tri qui est loin de faire l'unanimité

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Les élus du conseil municipal de Shawinigan devront débattre à nouveau d'un dossier délicat dans le secteur Grand-Mère lors de leur prochain comité plénier, lundi soir.

La réalisation d'un centre de tri privé promet des discussions animées, car malgré des modifications apportées au projet initial présenté en juin, plusieurs citoyens s'opposent toujours à sa réalisation.

Le fait qu'Excavations R.M.G. pilote ce dossier complique les choses. Une quarantaine de résidents du quartier Sainte-Flore se sont déplacés à la dernière assemblée publique d'information, le 29 octobre, pour réitérer leur opposition au projet. Le comportement de l'entreprise dans l'exploitation de la sablière près de la 50e Avenue explique en bonne partie ce mécontentement.

Pourtant, le conseil municipal avait pris bonne note des réserves exprimées le 26 juin, lors de la première assemblée publique de consultation. Le promoteur a finalement accepté de modifier son projet, notamment en restreignant la zone d'exploitation de moitié, en élargissant la zone d'atténuation végétale de cinq à quinze mètres, en garantissant une hauteur minimale de murs de 4,9 mètres autour des aires d'entreposage et en prohibant des activités de concassage et de recyclage.

Le nouveau projet a donc été présenté en assemblée publique d'information lundi soir, mais la pilule ne passe toujours pas.

La balle se retrouve maintenant dans le camp des élus, qui devront décider s'ils tiennent malgré tout à modifier le plan d'urbanisme.

Jacques Grenier et Lucie DeBons, conseillers des districts de la Rivière et du Rocher, plaideront en faveur de la réalisation de ce projet. Mais les réserves exprimées par plusieurs citoyens seront aussi prises en considération autour de la table, d'où la possible confrontation.

«Les gens ne manifestent pas tant d'opposition à l'endroit du projet comme tel», observe Josette Allard-Gignac, présidente du comité consultatif d'urbanisme qui présidait la dernière rencontre d'information. «Mais les gens nous disent qu'ils n'ont pas confiance aux promoteurs avec ce qui s'est passé cet été. Ils ont peur que même si des mesures restrictives sont imposées, elles ne seront pas respectées. C'est ça, leur crainte. Les gens sont très inquiets, c'est indéniable.»

Autre site?

En principe, Excavations R.M.G. souhaite réaliser ce centre de tri sur sa propriété, sur la 4e Rue. Lundi soir, Éric Provencher, directeur de projets pour l'entreprise, a présenté les grandes lignes de cette nouvelle version aux citoyens.

Il prenait la relève de Steve Ricard, un jeune entrepreneur dans la trentaine qui vient d'apprendre qu'il devra se battre contre le cancer.

Ce nouveau centre de tri serait spécialisé dans la revalorisation et la récupération de matériaux secs. Le projet créerait une vingtaine d'emplois et entraînerait des «millions de dollars» en investissements, selon M. Provencher.

«Beaucoup de matériaux sont envoyés dans des centres d'enfouissement», explique-t-il. «Nous pourrions les revaloriser, en faire de nouveaux matériaux de construction. Ça répond au petit côté vert vers lequel la société se dirige.»

M. Provencher déplore que les mécontents établissent des liens entre le centre de tri et l'exploitation de la sablière.

«C'est un projet auquel Steve tient beaucoup et je vais tout faire pour qu'il passe», assure le porte-parole.

Il n'est pas exclu que ce centre de tri s'établisse ailleurs à Shawinigan, même si Excavations R.M.G. préférerait évidemment l'avoir près de ses instal-lations.

Des discussions à ce sujet sont déjà amorcées avec la Ville.

Le conseil municipal fera connaître sa position sur ce dossier lors de l'assemblée publique du 13 novembre.

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