La courte cérémonie protocolaire a été menée par le maire, Michel Angers. Il rappelle que lors de la consultation sur la nouvelle politique en novembre 2010, Donald Angers avait proposé à la Ville de poser «un geste d'honneur envers l'eau et nos entreprises fondatrices.» Son souhait a finalement été exaucé.
«Je travaille également sur un projet de mascotte, Onergie, pour faire passer le message sur l'importance de cette ressource», souligne Donald Angers.
«L'eau, ce sera définitivement un gros enjeu pour les années à venir.»
Le monument est constitué en deux parties. Une goutte d'eau stylisée en aluminium, réalisée par le sculpteur trifluvien Pascal Lareau, est déposée sur un socle où est gravé un texte inspiré de la Politique de gestion durable de l'eau. Le message rappelle notamment que l'énergie de l'eau a permis d'attirer de grandes entreprises à Shawinigan, site de la première coulée d'aluminium le 22 octobre 1901.
Le maire rappelle que plusieurs actions ont été posées au cours des derniers mois pour la préservation de l'eau.
Par exemple, un suivi très serré a été réalisé sur la santé du lac des Piles et à la Pêche, les deux principales sources d'approvisionnement à Shawinigan. Un programme d'économie d'eau potable a été organisé pendant les dernières finales provinciales des Jeux du Québec, avec des stations pour le remplissage des gourdes d'eau destinées aux athlètes. Le Service des travaux publics a aussi mené un projet pilote en offrant un point d'alimentation en eau brute filtrée pour les entrepreneurs. Enfin, la végétalisation des rives s'est poursuivie cet été.
«Nous avons décidé de signifier concrètement notre engagement avec ce monument devant l'hôtel de ville», témoigne Michel Angers, qui estime à 15 000 $ le montant investi pour cette réalisation.
Plan d'action et approvisionnement
Bien que la politique ait été adoptée le 11 octobre 2011, le plan d'action qui la définira plus concrètement n'a toujours pas été présenté. À pareille date l'an dernier, le maire s'attendait à ce que ce soit fait au printemps 2012.
Bernard Cayouette, président de la Commission sur l'environnement, explique que l'implication d'employés municipaux pendant les dernières finales des Jeux du Québec avait quelque peu retardé ce dévoilement. Selon lui, il faut s'attendre à ce que le plan d'action soit livré quelque part en décembre.
Ce document regroupera non seulement une réglementation municipale un peu plus serrée, mais aussi le plan directeur pour le lac à la Tortue et la revitalisation des rives, par exemple. Le maire a déjà mentionné que le plan d'action visait à permettre des économies de consommation substantielles, un argument qui avait été avancé pour convaincre le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs de consentir à poursuivre l'approvisionnement en eau potable dans les sources actuelles.
À ce sujet, le dossier demeure sous étude au ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire.
«Nous discutons avec les fonctionnaires», résume le maire. «Notre plan global a été bien reçu, mais nous avons évidemment inclus tout ce qu'on pensait admissible. Nous avons donc une discussion sur ce qui le sera et ce qui ne le sera pas.»
Rappelons qu'un montant de près de 58 millions $ est réservé pour Shawinigan pour la réalisation de ce projet, qui comprend notamment la construction d'une usine de double désinfection pour l'eau du lac des Piles et d'une usine de filtration et de traitement pour l'eau du lac à la Pêche. L'investissement total est évalué, pour le moment, à près de 80 millions $.
Le conseil municipal avait prévu procéder au premier appel d'offres en 2012, mais Michel Angers ouvre maintenant la porte à ce que cette étape soit plutôt franchie au début 2013.
«En terme d'échéance, on s'attend toujours à ce que ce soit complété en 2015», prévoit-il. «Je suis aussi convaincu que nous demeurerons dans les prix prévus.»