Recours collectif: une douche froide pour les intimées

Aviation Mauricie, Bel Air  Laurentien Aviation et...

Agrandir

Aviation Mauricie, Bel Air Laurentien Aviation et la Ville de Shawinigan devront se défendre pour éviter de payer une lourde compensation aux riverains du lac à la Tortue.

Partager

Sur le même thème

Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Alors que les restrictions de vols touristiques pendant la fin de semaine tombent avec l'arrivée de septembre, Aviation Mauricie, Bel Air Laurentien Aviation et la Ville de Shawinigan viennent d'apprendre qu'elles devront se défendre sur le fond du recours collectif pour éviter de payer une lourde compensation aux riverains du lac à la Tortue.

Fred St-Onge fils, propriétaire de Bel Air Laurentien Aviation, semblait sonné. L'homme d'affaires n'en revient pas que des petites entreprises doivent se battre contre une partie qui a reçu une aide financière de 19 000 $ du Fonds d'aide aux recours collectifs, pendant que sa PME d'une trentaine d'employés a déjà englouti 100 000 $ dans cette affaire.

M. St-Onge étudiera, au cours des prochains jours, la nécessité de poursuivre ce combat. Un appel de support pourrait être lancé du côté des diverses associations de pilotes. «À 65 ans, je ne me battrai pas pour travailler», glisse-t-il.

Chez Aviation Mauricie, la directrice Anabelle Lacombe n'est pas tombée des nues en apprenant la nouvelle. Cette entreprise n'était pas représentée au stade de l'autorisation et selon toute vraisemblance, elle passera aussi son tour lors de l'audition sur le fond. «Ça n'a pas de sens d'hypothéquer des biens pour aller se défendre dans un dossier comme ça», commente-t-elle. «C'est rendu trop gros pour des petites entreprises comme nous.»

«Au bout de ça, les gens ne gagneront rien», prédit Mme Lacombe. «Par contre, ça aura fait mal à des PME qui amènent de l'eau au moulin dans la région.»

Du côté de la Ville, autant le maire, Michel Angers que le conseiller du district des Boisés, Bernard Cayouette, ne pouvaient cacher une certaine surprise à la suite de ce jugement.

«Nos prétentions du début n'ont pas changé», émet le maire. «Nous ne comprenons pas pourquoi la Ville est là-dedans. Nous irons donc au fond des choses.»

«Ce sont des frais importants pour tout le monde», déplore M. Cayouette.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer