Tel qu'annoncé lors de la conférence d'information du 19 avril, ceux qui voulaient se procurer ces sièges n'avaient qu'à formuler une demande au nouveau propriétaire, Olymbec.
Selon Marc Laliberté, directeur des opérations régionales de cette firme immobilière, «plusieurs personnes» sont passées pour repartir avec leur morceau d'histoire.
Difficile d'en connaître le décompte exact, puisque ces acquisitions ont étéréalisées sur une très courte période, pendant la démolition intérieure.
Les portions de bancs qui n'ont pas été réclamées ont tout simplement été envoyées au recyclage, mentionneCaroline Grondin, agente aux communications à la Ville de Shawinigan.
«Les gens ont téléphoné longtemps après qu'on ait vidé l'aréna», indique M. Laliberté. «Ces bancs étaient assez difficile à défaire. La seule façon d'y arriver sans prendre un temps fou, c'était avec une pelle mécanique. Nous en avons distribué plusieurs, mais les rangées étaient très longues. Ce n'était pas comme des bancs individuels. Ça a ralenti des ardeurs!»
Bob Lord, président du Grenier du sport, ne voulait pour rien au monde rater l'occasion de se procurer ce précieux souvenir. Pendant la démolition, il a mis la main sur une section de rangée de sièges bleus, des numéros 701 à 707.
Le choix n'a pas été guidé par les sentiments, mais plutôt par la... proximité de la sortie del'aréna, compte tenu du poids et du volume de cet article particulier.
«Lors de ma visite, j'en ai profité pour aller une dernière fois dans le vestiaire des Cataractes», raconte cet ex-joueur de hockey junior.
«Je suis sans doute l'un des derniers à avoir été dans mon ancienne chambre!»
Cette rangée sera évidemment mise en valeur lors d'une éventuelle exposition. L'équipe du Grenier du sport a également récupéré une douzaine de baies vitrées, qui seront d'abord nettoyées avant d'être utilisées pour un montage.
Ces articles revêtaient une grande valeur pour la petite équipe qui se dévoue pour garder en vie le patrimoine sportif régional depuis maintenant vingt ans.
«Tout ce qui touche au sport nous intéresse», relate M. Lord. «La moindre petite chose peut prendre beaucoup d'importance avec les années. Or, ces bancs sont directement liés à l'histoire du hockey à Shawinigan et à l'aréna Jacques-Plante.»
Le responsable salue l'ouverture d'Olymbec et de la Ville de Shawinigan, qui ont contribué à conserver cette pièce riche en histoire.
«C'est sûr qu'on ne pouvait pas sortir ça facilement de là», sourit M. Lord. «Ce n'est pas comme un banc du Canadien! Mais pour le Grenier du sport, c'était une pièce de collection incontournable.»
Pour le moment, ce petit musée est installé un peu pêle-mêle à l'intérieur de deux classes de l'ancienne école Saint-Jean-Bosco du secteur Grand-Mère.
À l'automne, le Grenier du sport devrait transmettre une demande à la Ville de Shawinigan pour présenter une exposition dans un corridor de ce bâtiment.
La petite équipe travaille également sur un projet d'exposition des Cataractes au Centre Bionest et sur le ski à la station Vallée-du-Parc.