Il s'agit même de l'une des cinq grandes priorités présentées par le maire, Michel Angers, dans le cadre du dépôt du rapport annuel 2011 de ce regroupement, hier après-midi à l'hôtel de ville. Le document a été adopté en séance spéciale du conseil en fin d'après-midi.
En septembre pourtant, au moment du dévoilement du plan d'action 2011-2016, M. Angers demeurait plutôt tiède à l'idée de solliciter à nouveau les divers ministères. Il rappelait que les partenaires comme le Centre local de développement et la Société d'aide au développement des collectivités disposaient déjà de nombreux outils pour appuyer les projets.
Il semble que le comité ait approfondi sa réflexion sur cette stratégie au cours des derniers mois. Rappelons que les sommes consenties à la suite de la fermeture de l'usine Belgo devraient être pratiquement épuisées à la fin de l'année.
«Nous avons rediscuté de cette question et finalement, on s'est demandé pourquoi ne pas aller voir?», lance M. Angers.
Le maire reconnaît que le sentiment d'urgence qui prévalait à l'automne 2007 s'est passablement estompé. Par contre, la disponibilité de ces fonds donne une plus-value au milieu, fait-il remarquer.
«La donne a changé. L'élan est là, mais c'est toujours fragile», rappelle-t-il. «Nous parlons du centre de données fiscales, de Rio Tinto Alcan, de Produits forestiers Résolu... La partie n'est pas encore gagnée. Il faut lutter tous les jours.»
Quelques mois après l'inoubliable annonce de la fermeture de l'usine Belgo, Shawinigan obtenait 750 000 $ du Fonds d'aide aux municipalités mono-industrielles, 500 000 $ du Fonds de soutien aux territoires en difficultés et 220 000 $ de Développement économique Canada.
L'an dernier, le FAMM a versé 85 000 $ pour trois projets. Près des deux tiers de l'enveloppe initiale ont déjà été versés depuis 2008.
Dans le cas du FSTD, 7 projets ont été appuyés en 2011, pour un total de 68 588 $. Dans ce cas, il reste un peu moins de 60 000 $ sur les 500 000 $ du début. Enfin, la subvention accordée par DEC dans le même cadre est épuisée à près de 99 %. L'an dernier, un peu plus de 10 600 $ ont été versés à deux projets à partir de cette enveloppe.
Au fil des années, ces montants ont servi notamment à embaucher des ressources, dont Jean-Pierre Hogue comme coordonnateur de ce comité de diversification. Ils ont aussi été utilisés pour commander diverses études pour définir l'avenir économique de Shawinigan.
Autres priorités
En 2012, le comité veillera également à poursuivre l'application de ses plans d'action. Quatre d'entre eux touchent les priorités ciblées l'an dernier, à savoir l'efficacité énergétique et les technologies vertes, les matériaux composites, la transformation des métaux et les composantes électroniques. Le cinquième concerne une urgence observée dans toutes les sphères d'activités, celle du développement de la main-d'oeuvre.
De ce dernier élément découle une gestion de qualité des ressources humaines, une autre priorité pour 2012. La création d'un Office de tourisme, foire et congrès sera aussi suivie de près.
Enfin, la dernière priorité touchera le dévoilement de la fameuse étude sur le marché de l'aluminium, annoncée en septembre 2009. Elle visait à vérifier les opportunités de cette industrie à Shawinigan après la fin de l'exploitation de l'usine du boulevard Saint-Sacrement, prévue1er janvier 2015 au plus tard.
Le mandat avait été confié au professeur Marc-Urbain Proulx de l'Université du Québec à Chicoutimi, au montant de 83 112 $. M. Angers mentionne que le comité possède maintenant les grandes lignes de cette étude et que ses conclusions devraient être dévoilées au cours des prochains mois.