Une population accueillante

Chez les Lafrance, s'occuper des terrains de camping... (Gabriel Delisle)

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Chez les Lafrance, s'occuper des terrains de camping pour le Festival western est une affaire de famille. On voit ici François Lafrance aux côtés de son fils Marc-André et de son petit-fils Léo.

Gabriel Delisle

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(Saint-Tite) Créé à l'origine pour stimuler l'économie locale, le Festival western de Saint-Tite s'est hissé parmi les événements touristiques majeurs du Québec. Le festival qui célèbre son 50e anniversaire attire chaque année près de 600 000 visiteurs, un exploit colossal pour une ville de moins de 4000 résidents. Afin de souligner cet anniversaire, Le Nouvelliste propose chaque semaine des entrevues qui montrent les nombreux visages de cette aventure western.

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Nombreux sont les terrains occupés par des véhicules récréatifs durant le Festival western de Saint-Tite.

Archives Le Nouvelliste

Les festivaliers l'oublient parfois, mais contrairement aux apparences lors du Festival western, Saint-Tite n'est une ville que de quelques milliers d'habitants. Littéralement envahis de centaines de milliers de visiteurs durant les dix jours du festival, les citoyens accueillent la visite en réalisant un tour de force. 

On ne compte plus les emplacements de camping à Saint-Tite. La liste officielle du Festival western fait état de près de 5000 emplacements pour des véhicules récréatifs. Cette liste ne recense toutefois pas les milliers de terrains loués chez des citoyens. 

Certains ne louent qu'un emplacement ou deux, alors que d'autres accueillent une dizaine de véhicules dans leur cour le temps du festival. Quelques festivaliers passent les dix jours sur place, la majorité part après un week-end. 

Afin d'accueillir la visite comme il se doit, des citoyens de Saint-Tite ont aménagé leur cour comme de véritables terrains de camping. Il ne manque de rien, l'électricité, l'eau et les égouts sont accessibles directement dans la haie de cèdres. Et ce qui peut passer pour un simple cabanon est en fait une toilette avec eau chaude.

Sans ces efforts des résidents de Saint-Tite, tous s'entendent pour dire que le Festival western ne serait pas ce qu'il est devenu. Sans ça, Saint-Tite et la région immédiate n'ont pas la capacité d'accueillir autant de visiteurs.

Pour François Lafrance, tenir des terrains de camping durant le Festival western est une occupation qui dure douze mois par année. Des festivaliers appellent sans cesse pour louer un de ses 600 emplacements. Situés au bout de la rue Marchand, ces terrains ont été ouverts au public à partir de 1999. 

«La première année, nous avions 15 véhicules. Ç'a grossi d'année en année», affirme-t-il. 

Ces campings représentent de véritables petites communautés fréquentées par les mêmes personnes année après année. Car les campings sont si rares, que lorsqu'un festivalier en trouve un bon, il y revient. Des amitiés naissent régulièrement entre les visiteurs et leurs hôtes. «Mon premier client vient des Îles-de-la-Madeleine et il n'a jamais manqué une année», ajoute M. Lafrance. 

Au fil des ans, des investissements importants ont été réalisés notamment pour offrir des services d'eau, d'égout et d'électricité aux clients. 

«On faisait ça pour s'amuser au début, mais c'est devenu pas mal plus gros malgré nous. La demande est là», ajoute le jeune retraité. «Nous recevons cinq à dix téléphones par jour.»   

Le cinquantième anniversaire du Festival western n'est bien évidemment pas étranger à cette forte demande. Les terrains partent plus rapidement avec cette édition bien spéciale. 

Établi sur la rue Notre-Dame depuis bien des décennies, René Brouillette n'accueille pas seulement des clients dans son salon de barbier lors du festival. Depuis 1998, il loue des emplacements derrière son commerce. 

Lorsqu'on lui demande ce qui l'a incité à tenir cette petite entreprise durant le festival, il répond en riant: «la soif d'argent». 

«Plus sérieusement, quand on a l'opportunité de le faire, pourquoi pas. J'ai acheté le terrain du voisin et en investissant, il faut que ça rapporte», souligne M. Brouillette. «Je n'ai pas acheté le terrain pour faire des stationnements pour le festival, mais en même temps, je l'ai, alors j'en profite.» 

Avec une quarantaine d'emplacements bien situés près du coeur du village, René Brouillette n'a pas à mettre beaucoup d'efforts pour les louer. Il jouit comme bien d'autres résidents de Saint-Tite de festivaliers très fidèles.  

Des institutions publiques voient aussi leurs terrains occupés par des véhicules récréatifs durant le festival. 

L'école secondaire Paul-Le Jeune loue des centaines d'emplacements sur ses terrains à des campeurs ou des commerçants. Cela permet aux élèves de l'école de bénéficier de certains avantages.




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