La Petite Mékinac serait la plus importante réserve d'eau

Le maire de Saint-Tite, André Léveillé.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le maire de Saint-Tite, André Léveillé.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Saint-Tite) En dépit des craintes de plusieurs citoyens, la Ville de Saint-Tite ira de l'avant avec les analyses hydrologiques du secteur de la Petite Mékinac.

. Le maire André Léveillé affirme que Québec exige que la municipalité ait une source d'eau alternative et que le secteur de la Petite Mékinac est celui qui présente le meilleur potentiel.

«Le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT) de même que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et Lutte contre les changements climatiques nous obligent à avoir une source d'eau alternative», soutient le maire de Saint-Tite, André Léveillé.

Les résidents du secteur de la Petite Mékinac, dont plusieurs ont envoyé une mise en demeure à la municipalité en juin dernier afin de s'opposer au projet, ont donc été conviés la semaine dernière à une rencontre sur ce sujet.

C'est dans ce contexte que les responsables de la municipalité ainsi qu'un hydrogéologue de la firme de consultants Arrakis ont expliqué les procédures des tests qui seront réalisés dans ce secteur.

«Nous allons dans ce secteur, car c'est celui qui est le plus propice, c'est là qu'il y a la plus grosse réserve d'eau à Saint-Tite», explique le maire en entrevue.

«Pour la mise aux normes de l'eau potable, il faut avoir cette deuxième source en cas de besoin. Et surtout nous avons le pic du Festival western (600 000 visiteurs), alors que les réserves d'eau sont au plus bas.»

Malgré tout, la source d'eau principale de Saint-Tite demeurera le lac Éric et le projet de mise aux normes de l'eau potable actuellement en cours prévoit de plus la construction d'une nouvelle usine de traitement des eaux.

Conscient de l'inquiétude des résidents de la Petite Mékinac qui craignent que certains puits s'assèchent comme en 2003 lors de la précédente évaluation de la nappe aquifère, le maire soutient que les choses seront faites différemment.

«On va rencontrer les citoyens à nouveau avant de faire les travaux. L'ingénieur de la firme va faire des tests dans les puits. On a à coeur la transparence avec ces citoyens», précise le maire.

«Si on voit qu'on assèche les puits, c'est sûr qu'on va tout arrêter. On ne veut pas mettre ces gens dans la misère.»

Alors que le maire était satisfait de la soirée d'information, une résidente du secteur qui affirme parler au nom des citoyens de la Petite Mékinac donne un tout autre son de cloche. Hélène Papirakis se souvient des moments difficiles en 2003, lorsqu'elle s'est retrouvée sans eau durant une dizaine de jours.

«Nous avons demandé l'arrêt des travaux», soutient-elle au lendemain de cette rencontre.

«La Ville ne nous a pas prouvé qu'elle n'avait pas le choix de faire une source d'eau alternative. La Ville décide d'aller là, c'est décevant.»

Rappelons que 57 résidents du secteur de la Petite Mékinac ont envoyé à la Municipalité 57 mises en demeure en juin dernier afin d'exiger l'arrêt du projet. La Ville affirme en contrepartie qu'elle demeure très transparente dans son processus.

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