Inquiets, des résidents de Saint-Tite mettent la Ville en demeure

Daniel Héroux, Johanne Beauchesne, Gaétan Lagacé et Serge... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Daniel Héroux, Johanne Beauchesne, Gaétan Lagacé et Serge Allaire ne sont que quelques-uns des résidents du secteur de la Petite Mékinac préoccupés par l'avenir de leurs puits.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Saint-Tite) Inquiets de l'avenir de leurs puits d'eau potable, une cinquantaine de résidents du secteur de la Petite Mékinac à Saint-Tite ont décidé de prendre les grands moyens pour se faire entendre.

Ils ont envoyé à l'administration municipale des mises en demeure lui demandant de ne pas entreprendre de travaux de forage pour l'exploitation de la nappe aquifère dans leur secteur.

Les résidents de la rivière Petite Mékinac se souviennent trop bien des travaux de pompage réalisés en 2003 et des problèmes que cela a entraînés. Ces travaux avaient été menés afin d'évaluer la capacité de la nappe aquifère.

À ce moment, Hélène Papirakis s'était retrouvée sans eau durant une dizaine de jours. Cette dame fait d'ailleurs partie du regroupement des citoyens qui ont envoyé des mises en demeure à la Municipalité.

«En 2003, ça ne faisait pas 36 heures qu'ils pompaient dans un des puits et il y a quatre puits de citoyens qui ont manqué d'eau», rappelle Daniel Héroux, un autre des citoyens du secteur de la Petite Mékinac concerné par cette question.

Les résidents de ce secteur craignent qu'une situation similaire se reproduise. Johanne Beauchesne, une autre résidente de l'endroit, soutient que leurs puits sont suffisants pour alimenter les résidences en eau potable, mais que la nappe phréatique ne peut tolérer une utilisation «industrielle». «Le débit n'est pas suffisant», précise Mme Beauchesne.

Les résidents de la Petite Mékinac se demandent si la Municipalité souhaite alimenter une importante ferme laitière en construction non loin de ce secteur situé en bordure de la route 159. De plus, ils redoutent qu'elle utilise cette nouvelle source d'eau pour répondre à l'augmentation fulgurante de la consommation durant le Festival western.

«Est-ce que ces puits sont pour alimenter Saint-Tite en eau durant le festival, l'étable en construction ou la future résidence Le Béli? D'après moi, c'est tout interrelié», affirme M. Héroux.

Cette position est partagée par Johanne Beauchesne. «Nous croyons que c'est pour ça que la Ville veut venir pomper l'eau de nos puits», ajoute Mme Beauchesne. «Le maire nous a dit que la Ville poursuit sa recherche d'eau dans le secteur. Mais la Municipalité ne veut pas nous dire l'ampleur du projet. Mais les appels d'offres sont déjà lancés. Elle dit qu'elle va nous informer, mais seulement quand ça va être fait.»

L'administration municipale indique quant à elle que le ministère de l'Environnement, sachant que des tests ont eu lieu à cet endroit en 2003, demande à la Municipalité de poursuivre la recherche d'eau potable dans ce secteur. Cette demande survient alors que la Ville de Saint-Tite poursuit le projet de mise aux normes de son réseau d'eau potable.

De plus, la Ville doit ouvrir mardi les soumissions reçues à la suite de l'appel d'offres lancé au début du mois pour trouver une nouvelle firme d'ingénierie pour la réalisation du projet d'eau potable. Bien que la source d'eau principale demeure le lac Éric, la Municipalité doit trouver une source d'eau alternative.

«Nous n'avons toutefois pas de projet sur la table à la Petite Mékinac et nous n'avons pas donné de contrat», soutient de son côté la directrice générale de la Ville de Saint-Tite, Alyne Trépanier, alors que le maire André Léveillé est actuellement en voyage en France. «Les mises en demeure sont toutefois précipitées. Mais les demandes des citoyens sont légitimes. Ça met de la pression sur les politiciens.»

Alyne Trépanier affirme de plus que devant la pression populaire, il est possible que la Ville demande au ministère de l'Environnement de considérer d'autres secteurs dans sa recherche pour trouver une source d'eau alternative.

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