Services supralocaux: Saint-Tite d'accord avec le principe, pas avec le montant

Le maire de Saint-Tite, André Léveillé.... (Émilie O'Connor)

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Le maire de Saint-Tite, André Léveillé.

Émilie O'Connor

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Saint-Tite finira sans doute par s'entendre avec la Ville de Shawinigan pour compenser l'utilisation des services supralocaux, mais sûrement pas sur la base du montant de 46 285 $ qui est réclamé.

Le maire, André Léveillé, convient que le canal de négociation est ouvert, tel que l'a mentionné son collègue de Shawinigan mercredi après-midi. Il est bien placé pour comprendre ce que recherche Michel Angers, puisqu'il impose lui-même une taxe annuelle de 285 $ aux utilisateurs de son aréna.

Par contre, dans son étude, Raymond Chabot Grant Thornton estime que les citoyens de Saint-Tite entraînent des dépenses de 46 285 $ à la Ville de Shawinigan pour l'utilisation de ses infrastructures. Compte tenu des échanges de services déjà appliqués et de ce qu'il observe sur le terrain, M. Léveillé estime qu'il s'agit d'un montant complètement démesuré.

Il n'est pas étonné de voir que ses homologues se braquent. Apprendre, du jour au lendemain, que les frais pour accueillir un joueur au hockey mineur passeront de 400 $ à 1700 $ peut créer une certaine commotion, convient-il.

«Je comprends leur réaction; c'est un méchant saut!», commente-t-il. «Mais chez nous, on a un aréna. Donc, ce qui nous reste, ce sont des cas isolés. Nous avons déjà des ententes pour le hockey mineur double lettre: des jeunes de Shawinigan viennent jouer à Saint-Tite et des jeunes de chez nous vont jouer à Shawinigan. J'ai aussi sept jeunes de Shawinigan qui viennent faire du patinage courte piste.»

«Nous avons aussi une entente en soccer, mais j'ai mes terrains», poursuit-il. «Si on ne s'entend pas, mes jeunes vont jouer à Saint-Tite! Mon organisation locale me dit qu'on serait capable.»

Huit jeunes de Saint-Tite sont aussi inscrits au judo à Shawinigan, deux adultes jouent au curling et cinq personnes pratiquent des activités aquatiques. Bref, en établissant le bilan, le maire comprend qu'il affiche peut-être un solde légèrement négatif, ce que ne reflète pas les quelque 46 000 $ réclamés.

«C'est sûr que ne je ne peux pas défrayer ça», prétend-il. «Je l'ai, mon aréna, et c'est le gros enjeu. Nous avons des enjeux dans quelques disciplines. Je veux m'entendre, je ne veux pas être radical. On peut discuter.»

«Je sais combien ça coûte un aréna; on fait vivre le nôtre depuis 1974», poursuit-il. «Nous avons environ 70 jeunes de Mékinac qui viennent jouer au hockey, faire du patinage artistique ou du patinage de vitesse. Nous exigeons 285 $ par enfant aux municipalités environnantes pour nous aider à défrayer les coûts d'opération. Les gens du coin sont d'accord avec ça, mais si je leur chargeais 1800$... Le marche est haute en tabarouette!»

M. Léveillé ne peut avancer publiquement une compensation à verser qui lui apparaîtrait raisonnable, répétant qu'en ce qui le concerne, en considérant les échanges de services entre les deux municipalités, il s'agit de «cas isolés».

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