Festival western: un commerçant dénonce le règlement municipal

Laurent Beaulieu dénonce le fait que le règlement... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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Laurent Beaulieu dénonce le fait que le règlement municipal empêche la tenue de spectacles qui ne font pas partie de la programmation officielle du Festival western de Saint-Tite.

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(Saint-Tite) La présentation de quatre spectacles d'Éric Masson dans un chapiteau derrière la Brasserie 500 de Saint-Tite lors du Festival western aura valu au propriétaire du commerce des amendes totalisant 3500 $. Laurent Beaulieu entend toutefois contester ces contraventions, estimant que le règlement municipal empêchant la tenue de spectacles qui ne font pas partie de la programmation officielle de ce festival qui attire chaque année 600 000 visiteurs l'empêche de faire des affaires.

«J'ai eu 879 $ d'amende par soir de spectacle d'Éric Masson», indique le propriétaire du bar, Laurent Beaulieu, sachant qu'il contrevenait à un règlement municipal valide uniquement durant la période du Festival western de Saint-Tite.

Le règlement municipal en place spécialement pour cette période proscrit en effet les spectacles extérieurs qui ne font pas partie de la programmation officielle du festival. Même s'il avait un permis de la Régie des alcools, des courses et des jeux, Laurent Beaulieu contrevenait à ce règlement municipal. Si le spectacle avait eu lieu à l'intérieur de son commerce, il n'aurait à ce moment pas dérogé à la directive.

«Les demandes de permis concernant la production d'une oeuvre musicale, instrumentale ou vocale, sont expressément interdites sur l'ensemble du territoire de la Ville de Saint-Tite, à moins d'être intégrés au programme officiel du Festival western, à l'exception [...] d'un établissement situé sur le territoire détenant un permis délivré par la Régie des alcools, des courses et des jeux, offrant ce type de production en dehors de la période du Festival western et à la condition que cette présentation ait lieu à l'intérieur de ses murs», indique le règlement.

«Ce qui n'a pas de sens, c'est de m'empêcher de vivre sur mon terrain», lance l'entrepreneur.

Laurent Beaulieu conteste donc ce règlement, affirmant qu'il nuit au développement des commerces de Saint-Tite. «Si je dois aller en cour avec ça, je vais y aller afin de défendre mes intérêts.»

Par ailleurs, la Brasserie 500 ne pouvait s'associer au festival, car il fait affaire avec Labatt, alors que le Festival western est présenté par Coors Banquet, une bière de l'entreprise Molson Coors. «J'ai rencontré l'organisation du Festival western pour faire partie de la programmation, mais c'était impossible du fait que je suis Labatt et le festival est Molson», note Laurent Beaulieu. «La Ville a décidé d'appuyer le festival afin de ne pas diluer le produit et que le règlement m'empêchant de faire des spectacles allait rester en place.»

Il a été impossible jeudi de discuter avec le maire de Saint-Tite, André Léveillé, à ce sujet.

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