Les projecteurs sur les rodéos au Festival western de Saint-Tite

«Quand les gens assistent au rodéo ils sont... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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«Quand les gens assistent au rodéo ils sont conquis, mais c'est un sport moins connu que le hockey ou le baseball, par exemple. Notre mission est de faire découvrir le sport et de bien le faire découvrir.»

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) On le répète, le Festival western de Saint-Tite est un incontournable de l'offre touristique en Mauricie, et un rendez-vous prisé par les cowboys d'Amérique.

L'importance touristique du festival se confirme par les quelque 600 000 visiteurs accueillis par les 4000 citoyens de la municipalité chaque année, et les titres de «meilleur rodéo extérieur en Amérique du Nord» de l'International Professional Rodeo Association mérités par l'organisation depuis 1999 témoignent de son excellence.

Même s'il se veut aussi un point de rencontre pour les amateurs de la culture country, le festival western est avant tout une compétition de rodéo. En 1967, une journée de rodéo était organisée par l'entreprise G.A. Boulet dans le cadre d'une stratégie publicitaire, attirant près de 6000 visiteurs. Quarante-huit ans plus tard, l'événement qui se déploie sur 10 jours met en scène une dizaine d'épreuves, de la monte de taureau sauvage à la prise du veau au lasso en passant par le terrassement du bouvillon et la course de barils.

Cette année, dans une optique de recentrer les projecteurs sur les compétitions, mais surtout les compétiteurs, l'équipe du festival a misé sur la valorisation de sept d'entre eux. «Dans des objectifs à court, moyen et long termes, nous voulons faire découvrir aux spectateurs qui sont les cowboys, les compétiteurs. Nous avons identifié des gens qui se sont bien illustrés et aussi des représentants de la relève, dont certains du coin», explique la coordonnatrice aux communications Geneviève Frappier.

«Nous voulons mettre en valeur les participants au rodéo. Oui, une partie de notre mission est de présenter des activités country-western, mais on veut faire connaître davantage les compétiteurs. Quand les gens assistent au rodéo ils sont conquis, mais c'est un sport moins connu que le hockey ou le baseball, par exemple. Notre mission est de faire découvrir le sport et de bien le faire découvrir», ajoute-t-elle.

Les profils et photos de ces sept personnes seront utilisés dans les outils promotionnels, et pendant l'événement, les gens pourront les rencontrer lors de séances de signatures. Geneviève Frappier parle entre autres de Sylvain Champagne, un cowboy de 35 ans spécialiste de la monte de taureaux, qui a déménagé de Lanaudière à Saint-Tite. Employé aux Bottes Boulet, Sylvain Champagne vit à fond sa passion pour le rodéo.

La relève est incarnée par Timothé Brunelle, 19 ans, et Zach Bourgeois, 15 ans, tous deux de Saint-Tite. «Je suis d'une troisième génération de cowboys et c'est ce qui me passionne!» indique Zach, un élève du secondaire qui compétitionne dans la monte de taureaux junior. Timothé Brunelle, lui, est ouvrier terrain pour le festival et pratique la monte de taureaux. «L'adrénaline que me procure ce sport extrême, j'adore!» partage-t-il.

On retrouve aussi les profils de Jessica Gauthier, 20 ans, et de sa mère Manon Daudelin, 50 ans, qui se spécialisent toutes deux dans la course de barils. «Née d'une famille de trois générations de cowboys et cowgirls, je poursuis mes rêves avec l'aide de ma famille», indique Jessica, entraîneure au Moon Star Ranch de Mirabel, comme sa mère.

Le festival met aussi en vedette Dany Poirier, qui pratique les disciplines de sauvetage, échange de cavalier et poney express, ainsi que Dominic Roy, un divertisseur de taureaux qui affirme: «Derrière mon costume loufoque, mon métier demande beaucoup de courage et d'agilité. La satisfaction de protéger nos cowboys me passionne.»

La 48e édition du Festival western de Saint-Tite se tiendra du 11 au 20 septembre. La programmation sera dévoilée en juin, mais on sait déjà que côté musical, on attend le spectacle C'est mon histoire, un hommage à Renée Martel par un collectif de chanteuses.

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